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DROITS ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS

在文檔中 Assemblée générale A (頁 12-15)

58. Cuba a fait d’importants progrès en vue de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels.

59. L’éducation: un droit de tous les Cubains. L’analphabétisme a été éliminé à Cuba en 1961.

Aujourd’hui, le pays œuvre pour l’universalisation de l’enseignement supérieur. Le chapitre V de la Constitution, intitulé «Éducation et culture», définit la nature et le caractère public de la fonction d’enseignement et consacre sa gratuité. Cette fonction incombe à l’État, et constitue un devoir intransférable et un droit pour tous les Cubains, sans distinction ni privilège.

60. L’État cubain a créé les conditions matérielles et réuni les ressources humaines nécessaires pour offrir une éducation de qualité, universelle et gratuite à tous, et à tous les niveaux,

indépendamment du sexe, de la couleur de peau, du revenu familial, de la religion, des opinions ou idées politiques de l’élève ou de sa famille.

61. Au cours de la période 2007-2008, 99,5 % des enfants âgés de 0 à 5 ans étaient scolarisés dans une structure ou une autre; la scolarisation des 6-11 ans a atteint 99,7 % et celle des 6-14 ans 99,2 %. Près de 70 % des jeunes Cubains âgés de 18 à 23 ans suivent une formation universitaire.

On dénombre un enseignant pour 30 habitants. Tous les enfants, filles et garçons, ayant des besoins éducatifs spéciaux sont scolarisés dans des écoles spécialisées.

62. L’éducation fait l’objet d’un perfectionnement continu. Il convient à cet égard de mentionner, parmi les projets mis en œuvre: l’enseignement de l’informatique dès le niveau primaire;

l’utilisation de supports technico-pédagogiques tels que la télévision et la vidéo dans chaque salle de classe; la création de deux chaînes de télévision éducative; la mise sur pied de programmes spéciaux d’enseignement universitaire pour les personnes du troisième âge; la création d’unités d’enseignement universitaire dans chaque municipalité du pays afin de généraliser l’accès à ce

niveau d’études. Le Programme des travailleurs sociaux a permis à des milliers de jeunes d’atteindre le niveau universitaire et d’effectuer un travail socialement utile.

63. 19,3 % des dépenses inscrites au budget de l’État pour 2007 ont été affectés au financement de l’éducation. Cuba a de loin dépassé les six objectifs du Programme d’éducation pour tous du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNESCO).

64. Droit à la culture. Cuba encourage et promeut la culture et les sciences sous toutes leurs formes, ainsi que la liberté de création artistique, la défense de l’identité culturelle cubaine, la conservation du patrimoine culturel et la richesse artistique et historique de la nation. La culture est à la portée de tous les secteurs sociaux et tous les citoyens, y compris ceux vivant en zone rurale, jouissent des mêmes chances pour développer leurs potentialités. Cuba considère que la culture est l’une des sources essentielles du développement car elle apporte à la société et au patrimoine matériel et immatériel de la nation une richesse spirituelle, créative, affective, morale et éthique.

65. Le pays compte 72 établissements d’enseignement artistique, dont 20 au niveau élémentaire, 37 au niveau intermédiaire et 15 écoles d’animateurs artistiques. Au cours de l’année scolaire 2007/08, l’Institut supérieur d’art comptait 1 511 inscrits, et il existe deux instituts d’enseignement supérieur dans deux provinces (Holguín et Camagüey). Au total, plus de 27 000 étudiants reçoivent gratuitement une formation artistique. La diversité de l’enseignement dispensé dans toutes les régions du pays permet de porter à un niveau élevé le talent artistique. Cuba dispose d’un vaste réseau d’institutions culturelles4.

66. Droit au travail. Le droit au travail a valeur constitutionnelle à Cuba. L’emploi n’est pas soumis aux aléas du marché. La politique de l’emploi est régie par les principes suivants: plein emploi; égalité des chances pour obtenir un emploi, sans discrimination d’aucune sorte; liberté de choisir son emploi; l’emploi comme base de la sécurité sociale; rémunération de la formation qualifiante; aptitude démontrée pour accéder à l’emploi; salaire égal pour un travail de valeur égale;

interdiction du travail des enfants; garantie de la sécurité et de la santé au travail; formation permanente pour améliorer les compétences professionnelles.

67. Cuba a ratifié 89 conventions − dont sept des huit instruments fondamentaux de

l’Organisation internationale du Travail (OIT). La législation du travail et la législation sociale cubaines sont conformes à ces conventions et vont même, sur certains points, au-delà des dispositions prévues dans les instruments ratifiés en octroyant des droits, des avantages et une protection plus étendus à tous les travailleurs.

68. Fin 2007, le taux de chômage était de 1,8 %. Des programmes ont été mis en place pour répondre aux besoins particuliers des femmes, des jeunes, des personnes handicapées et des personnes ayant purgé des peines privatives de liberté, notamment.

69. Le mandat d’inspecteur social syndical a été créé et son titulaire est spécialement formé pour participer aux commissions pour la sécurité et l’hygiène au travail. Cuba dispose de structures pré et post-natales complètes et d’une loi sur le congé de maternité qui est l’une des plus progressistes au monde5.

70. Droit à la santé. Chaque citoyen cubain bénéficie d’un accès à des soins de santé gratuits et de qualité. L’article 50 de la Constitution et la loi relative à la santé publique (loi no 45 − chap. I

− art. 4) garantissent ce droit à tous les Cubains.

71. Le droit à la santé est assuré par le système national de santé, entièrement financé par l’État, qui dispose d’un vaste réseau d’institutions, réparties sur l’ensemble du territoire. Le système national de santé compte plus de 500 000 professionnels de santé. Les services proposés vont des soins de santé primaires et préventifs aux interventions chirurgicales faisant appel à des

technologies de pointe. À Cuba, les indicateurs de santé sont similaires à ceux des pays développés.

Parmi ceux-ci, il convient de mentionner le taux de mortalité infantile des moins de 1 an, qui est de 5,3 pour 1 000 naissances vivantes, et l’espérance de vie à la naissance, qui est de 77,97 ans.

72. Bien que la politique d’hostilité et d’embargo menée par les États-Unis ait des répercussions négatives sur l’acquisition de ressources et de technologies médicales, Cuba déploie des efforts colossaux pour maintenir les soins de santé au plus haut niveau d’excellence. À court et à moyen terme, l’objectif est de porter l’espérance de vie à plus de 80 ans et de faire passer la mortalité infantile des enfants de moins de 5 ans sous la barre des 5 pour 1 000 naissances vivantes. Un important programme d’investissement est actuellement mené pour rénover de nombreux hôpitaux, polycliniques et autres centres de santé et créer de nouvelles structures de soins, telles que des centres de génétique et des services de rééducation.

73. La priorité est accordée aux spécialités médicales de premier plan, telles que la cardiologie, la cancérologie, la néphrologie, l’ophtalmologie et la transplantation d’organes. Des efforts sont faits pour effectuer des examens préventifs afin que toute la population bénéficie d’un diagnostic précoce. Les autorités s’attachent également à améliorer l’efficacité d’autres programmes de santé, tels que les programmes materno-infantiles, de vaccination (Cuba possède l’un des taux de

couverture vaccinale les plus élevés du monde), de prévention des maladies transmissibles; de soins gériatriques, et de lutte contre le tabagisme.

74. Coopération et solidarité internationales. Malgré ses difficultés financières et ses ressources limitées, dues au fait que Cuba est un pays en développement qui doit faire face au strict embargo imposé par les États Unis et à un ordre économique international injuste, Cuba a offert sa modeste contribution pour soutenir les droits de l’homme d’autres peuples.

75. De 1963 jusqu’au 31 mai 2008, dans le cadre de la coopération cubaine à l’étranger, plus de 341 000 Cubains ont été déployés dans 154 pays, dont plus de 126 000 professionnels et techniciens de santé dans 104 pays. À l’heure actuelle, près de 51 000 professionnels et techniciens cubains offrent leurs services à 96 pays, dont plus de 38 000 dans le secteur de la santé de 74 États.

76. De juillet 2004 au 15 octobre 2008, l’«Opération Miracle», un programme solidaire de chirurgie ophtalmologique, a permis de rendre la vue à plus de 1,3 million de personnes originaires de 33 pays.

77. En matière d’éducation, les méthodes élaborées par des experts cubains, telles que «Yo sí puedo» («Moi aussi je peux le faire») et «Yo sí puedo seguir» («Moi aussi je peux suivre») ont permis d’alphabétiser des millions de personnes, y compris des populations autochtones, des personnes d’ascendance africaine et des femmes en milieu rural. Au 14 octobre 2008, plus de 3,4 millions de personnes avaient été alphabétisées dans 24 pays grâce à ces méthodes. Plus de 30 000 jeunes originaires de 124 pays et de 5 territoires poursuivent leurs études à Cuba, dont près de 24 000 étudient la médecine.

78. De 1961 jusqu’à l’année scolaire 2007/08, plus de 52 000 jeunes originaires de 132 pays et de 5 territoires, dont plus de 34 000 Africains, ont obtenu un diplôme universitaire cubain.

79. Le 19 septembre 2005, la brigade internationale «Henry Reeve» a été créée pour fournir une assistance médicale d’urgence aux pays touchés par des catastrophes naturelles. Depuis, 4 000 Cubains (687 au Guatemala, 2 564 au Pakistan, 602 en Bolivie, 135 en Indonésie, 54 au Mexique, 79 au Pérou et 35 en Chine) ont apporté une aide médicale à plus de 3 millions de victimes, effectué plus de 19 000 interventions chirurgicales et sauvé la vie de 468 000 personnes.

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