Soutien à la sensibilisation et l’éducation à l’environnement des acteurs
Visite d’appréciation des apparences de dégradation d’une mangrove, Bénin
Dans le cadre du projet BRIDGE 4 et FEM Mano, l’Union du Fleuve Mano (UFM) a sensibilisé, informé et formé les acteurs (46 personnes, dont 8 femmes) du bassin de la Moa/Makona sur les arrangements juridiques, institutionnels et techniques existant dans le cadre de la coopération dans la gestion des cours d’eau en partage. Ce qui leur a permis d’avoir une pleine compréhension de la gestion des conflits, de l’hydro-diplomatie, de la gouvernance transfrontalière, de la négociation et du partage des bénéfices. Les acteurs étaient issus des plateformes nationales du bassin de Moa/Makona de Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone. Ces 3 plateformes ont adopté une convergence de vue sur les principes de distribution et des avantages tirés des ressources en eau pour le bonheur de leurs communautés respectives. Une feuille de route a été adoptée pour l’application des modules sur le partage des bénéfices dans le bassin de Moa/
Makona.
Toujours dans le cadre du projet BRIDGE 4, l’UICN a conduit des campagnes de
sensibilisation pour la lutte contre la pollution de l’eau dans les pays membres du Bassin de la Mano et du Moa Makona (Guinée, Côte d’Ivoire, Libéria et Sierra Leone). Au total, 160 acteurs ont été outillés sur les menaces liées à la
pollution dans ces 4 pays. De plus, près de 11 000 personnes ont été touchées par les messages de sensibilisation diffusés à travers des radios communautaires.
Dans le cadre du projet ARCUS Foundation, des campagnes de sensibilisation ont aussi été conduites par l’UICN, dans les trois segments du TNS (Kika au Cameroun, Yandoumbé en RCA et Bon-Coin au Congo), à l’attention de la population locale sur la conservation des grands singes et au risque de contamination entre les grands singes et les humains. Au total, 111 personnes (38 femmes et 73 hommes) ont été sensibilisées dans 3 villages du paysage du TNS (39 au Cameroun, 44 en République Centrafricaine et 28 au Congo).
Diagnostic territorial participatif avec usage de drone dans le site de Coxanque, Guinée Bissau
160 acteurs ont été outillés sur les
menaces liées à la pollution
L’édition 2020 du Diplôme d’Université en Gestion des Aires Protégées (DU-GAP) a permis de renforcer les compétences de 20 techniciens de terrain issus de 8 pays d’Afrique de l’ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo) sur la gestion durable des aires protégées et de leurs périphéries.
En raison de la COVID-19, cette édition a subi des perturbations ; quelques cours ont été administrés à distance et la formation s’est bouclée avec succès.
Dans le cadre du projet Gouvernance régionale des aires protégées en Afrique de l’Ouest, 17 bourses ont été octroyées à des professionnels et étudiants issus de 7 pays d’Afrique de l’ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Togo et Sénégal) et inscrits dans diverses formations de niveau Master en lien avec la gestion des aires protégées et de la biodiversité. L’UICN a aussi contribué au renforcement des capacités des étudiants inscrits en Master 2 de gestion des aires protégées de l’Université Senghor (Egypte) sur les thématiques suivantes : criminalité environnementale et sécurisation des aires protégées et conservées ; financement durable des aires protégées.
Le projet Gouvernance a également formé 27 acteurs de la conservation d’Afrique de l’ouest sur la capitalisation et la production de récits en lien avec les bonnes pratiques de gestion des aires protégées et de la biodiversité.
Cet accompagnement doit à termes aboutir à la mise en place d’une communauté de connaissances et de pratiques sur la gestion durable des aires protégées et de la biodiversité.
À travers le projet Mono-Volta, le programme conservation des forêts, a dispensé une formation sur la Méthodologie d’Évaluation des Opportunités de Restauration (MEOR) au profit de 7 consultants dont 1 femme, issus de 3 pays (Ghana, Togo et Bénin) et experts sur les questions de gestion durable des ressources naturelles. La formation visait à les outiller afin de conduire un diagnostic de référence dans les sites du projet sur les questions environnementales, socioéconomiques et institutionnelles sur les mangroves. Les
connaissances générées par ces études
aideront à définir les microprojets de valorisation des ressources naturelles.
Diagnostic territorial participatif, Guinée Bissau
Renforcement des capacités pour l’atteinte des objectifs
de conservation
Grâce au projet PAPBio "C1-Gestion des Mangroves", 8 acteurs venant des 3 pays (Ghana, Togo et Bénin) du paysage Mono-Volta ont bénéficié d’une formation sur la MEOR. Cet outil a été utilisé pour les diagnostics prospectifs du paysage afin d’améliorer les connaissances sur la gouvernance des mangroves. Durant la formation, des diagnostics prospectifs ont été réalisés et font ressortir la situation environnementale et socio-économique des paysages de 9 pays d’Afrique de l’ouest (Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée, Sierra Léone, Libéria, Ghana, Togo et Bénin).
Les données issues de ces diagnostics sont disponibles et permettent l’identification des sites de mangroves pour la mise en œuvre des activités et une prise de décision pour les actions de gestion des écosystèmes de mangroves.
Par ailleurs, en collaboration avec le Forest and Farm Facility (FFF) au Ghana, les capacités de 12 organisations de producteurs forestiers et agricoles ont été renforcées sur MEOR. Les leaders des groupes de producteurs forestiers et agricoles ont acquis des connaissances leur permettant d’atteindre les objectifs de développement durable et de réagir au changement climatique à l'échelle de leurs paysages. Les options de restauration pour leurs activités économiques et financières dans 3 zones agro écologiques du Ghana ont été identifiées.
En Sierra Leone, 800 agriculteurs dont 20% de femmes ont reçu la formation sur la création de pépinières agroforestières et ont géo référencé tous les sites de plantation. Ils ont réussi à planter chacun 8 arbres à bois (bagie), 450 plants de cacao, 50 ananas et 50 rejets banane/plantain.
L’UICN à travers son programme des aires protégées a renforcé les compétences de
20 techniciens terrain issus de 8 pays d’Afrique de l’ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo) sur la question de la gestion durable des aires protégées et de leurs périphéries. Par ailleurs, en collaboration avec WABiCC, 14 bénéficiaires issus des ministères en charge de la mise en œuvre de la convention CITES de 13 pays1 ont conduit des travaux de recherche, sanctionnés par la soutenance de leurs diplômes de Master CITES de l’Université d’Andalousie (Espagne).
Ce qui leur permettra d’améliorer autant leurs capacités opérationnelles que d’influence des politiques nationales en lien avec la CITES et les lois en matière de crimes environnementaux.
Dans le cadre du projet GEF (Mano River), 646 agriculteurs (24% de femmes) ont été formés sur diverses thématiques en Sierra Léone, au Libéria et en Guinée : approches et techniques de promotion du commerce local
régional et international ; rôles des agriculteurs et des utilisateurs des ressources forestières dans la certification des produits ; traçabilité des produits certifiés (origine) ; avantages des produits naturels certifiés et ses bienfaits ; démonstration de la régénération naturelle à l'aide de parcelles d'échantillonnage.
646 agriculteurs (24% de femmes) ont été formés sur diverses thématiques en Sierra Léone,
au Libéria et en Guinée
Mme Saadia Bobtoya Owusu-Amofah, Coordonnatrice pays de l'UICN au Ghana faisant une présentation sur la MEOR à Accra
Les cartes d’opportunités de restauration dans les paysages forestiers sont disponibles pour 4 pays (Côte d’Ivoire, Guinée Libéria et Sierra Leone). Elles ont permis d’identifier les interventions pour la conservation et la valorisation de la biodiversité dans les zones du projet. Ces connaissances permettront à terme de définir les axes d’interventions prioritaires pour la conservation de 4 paysages transfrontaliers de l’Union du Fleuve Mano entre les pays concernés.
En soutien à l’initiative AF100 au Togo, les cartes d’opportunités de restauration de la préfecture de la Binah dans la région de la Kara ont été validées aux niveaux régional et national.
Dans l’optique de mettre en œuvre les options de restauration identifiées, les participants ont recommandé au gouvernement et aux communautés locales de les intégrer dans les plans de développement communautaire.
Par ailleurs, le premier rapport de l’évaluation des opportunités de restauration des paysages transfrontaliers de l’Union du Fleuve Mano identifie un total de 225 082 ha des opportunités de restauration réparties comme suit par site : Gola (55 400 ha), complexe Diecke - Nimba (93 000 ha) et Wonogizi - Ziama (76 682 ha).
En Guinée, les résultats de l’étude nationale MEOR s’appliquent déjà sur le terrain. L’agence nationale du projet FEM Mano et l'Institut National de Recherche Agricole (IRAG) engagent
les communautés locales des paysages (Ziama, Nimba et Diecké) qui ont mis en place 8 pépinières, 8 parcelles d'apprentissage et 4 parcelles de régénération naturelle assistée dans les 3 paysages. Aussi, 1 guide pédagogique pour la création et la gestion des systèmes agricoles et agroforestiers a été élaboré et a permis de mener une campagne de restauration des parcelles d'apprentissage/
parcelles de production.
Au Libéria, 24 communautés d’agriculteurs de trois paysages (Gola, Nimba Est et Wonegizi) ont bénéficié de 15 000 plants de cacao.
Aussi, 4 diagnostics prospectifs ont été conduits pour chacun des paysages répartis entre le Sénégal et le Bénin. Ces diagnostics ont été rédigés afin d’améliorer les connaissances sur la gouvernance des mangroves et font ressortir la situation environnementale et socio-économique des paysages de 9 pays d’Afrique de l’ouest (Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée, Sierra Léone, Libéria, Ghana, Togo et Bénin). Les données issues de ces diagnostics sont disponibles et permettent l’identification des sites de mangroves et des activités à financer dans le cadre du programme de subventions, et une prise de décision pour les actions de gestion des écosystèmes de mangroves.
L’UICN en partenariat avec le Centre de Suivi Ecologique (CSE), a contribué à la mise à jour du Schéma Directeur du Littoral Ouest Africain (bilan 2020), ainsi qu’à la mise en place l'observatoire régional du littoral ouest africain (ORLOA). Ce résultat s’inscrit dans la mise en œuvre du projet WACA ResIP financé par la Banque Mondiale,
L’UICN a coordonné la révision du Plan de gestion des Lacs Ounianga au Tchad. Après différentes consultations et concertations, les Lac Ounianga ont été dotés d’un nouvel instrument "Plan de Gestion révisé du Site des Lacs d’Ounianga 2021-2030". La vulgarisation pour une meilleure appropriation et le plaidoyer pour sa mise en œuvre se poursuit. Ce résultat s’inscrit dans le cadre du projet "Programme d'appui à la gestion concertée des Aires Protégées et Ecosystèmes Fragiles du Tchad (APEF)" financé par l’Union Européenne.
Engagement et participation, notre approche pour la promotion
des solutions fondées sur la nature
Au Burkina Faso, plus de 35 personnes issues des communautés locales ont été formées à l’application des politiques de sauvegarde environnementale dans les projets. Elles ont acquis des connaissances et compétences pour l’application efficace des sauvegardes environnementale et sociale pour servir de relais au niveau local.
Avec le projet "Appui à la gestion du Parc National de la Bénoué" (PNB) au Cameroun, l’UICN accompagne le service de la
conservation en vue d’améliorer son efficacité de gestion. De cet appui découlent les principaux résultats saillants suivants :
- Effort de patrouille à plus de 15H/J/ mois pour atténuer les menaces et sécuriser le PNB ;
- Carte du parc répartie en zones fonctionnelles élaborée pour faciliter les patrouilles et les opérations coups de points (OCP) ;
- Principales pressions sur le PNB identifiées (transhumance, orpaillage, avancée du front agricole, carbonisation et coupe des perches pour usage domestique, et sédentarisation des activités) et analysées pour faciliter la recherche des solutions durables ;
- Opportunités de relance explorées pour le tourisme dans le PNB ;
- Approche de gestion basée sur la collaboration accrue avec le service de la conservation et l’implication des parties prenantes (autorités locales, ONG, populations et Forces de Maintien de l’Ordre) dans la sécurisation du parc) ;
- Meilleure connaissance du parc à travers la génération des données des patrouilles et des OCP ;
- Outils du suivi des investissements pour le service de la conservation disponibles ;
- Reconquête, grâce aux patrouilles et aux opérations coups de poing, d’environ 75 % de l’espace protégé initialement envahis par les orpailleurs, les champs agricoles, les transhumants.
Le projet FEM Mano a accéléré la mise en œuvre des politiques nationales forestières et de gestion des eaux territoriales dans chaque pays de l’Union du Fleuve Mano.
À titre d’exemple, le projet a mis en place des essais d’expérimentation des bonnes pratiques de conservation des forêts. Cela a entrainé un gain net de superficie forestière (y compris la récupération des forêts dégradées) ainsi qu'une prise en compte et une gestion accrue des eaux transfrontières dans les politiques régionales.
Aussi, la nature transfrontalière des ressources forestières a vu une collaboration régionale s’accroître avec une coopération régionale et des interactions communautaires entre les comités consultatifs locaux.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Gouvernance régionale des aires protégées, un réseau d’acteurs de la lutte contre la criminalité environnementale a été mis en place en vue de stimuler la coopération. Par ailleurs, un projet de protocole de partage des données a été initié afin d’encadrer le partage des données en perspective de l’opérationnalisation du système d’information régional sur la criminalité environnementale.
L’UICN a engagé un dialogue avec l’équipe de la Task Force de l’Accord de Lusaka afin de promouvoir en Afrique de l’Ouest l’accord sur les opérations concertées de coercition visant le commerce illicite de la faune et de la flore sauvages et faciliter l’adhésion de pays.
Un accord de principe a été obtenu pour la participation de représentants d’États ouest africains au prochain Conseil Gouvernemental de l’Accord.
Appui à l’application efficace des lois et politiques
Reconquête, grâce aux patrouilles
et aux opérations coups de poing,
d’environ 75 % de l’espace protégé
Le projet Riz et Mangroves en Guinée Bissau a construit 200 mètres de digues de protection dans 3 sites (Bolol, Djabada Porto et Caboxanque). Elles permettent de lutter efficacement contre l’intrusion saline dans les rizières et habitats de mangroves et de stopper le processus de tannification et de dégradation des mangroves. En outre, les digues vont contribuer à la récupération des rizières abandonnées (Bolanhas), au maintien de leur fertilité et à la restauration de la mangrove (principalement la régénération du Rhizophora et de l’Avicennia).
Toujours en Guinée Bissau, les
communautés de Bolol, Djobel et Elia ont acquis des compétences techniques sur la restauration et/ou le reboisement de la mangrove. Au total, 341 personnes ont été formées dont 247 hommes et 94 femmes.
Elles ont pu maîtriser deux techniques de restauration de la mangrove :
la régénération naturelle assistée (RNA) et,
la méthode de plantation directe. Cette action est déterminante dans la mesure où elle conditionne la participation effective des populations dans le processus de restauration et de récupération des écosystèmes de mangrove.
Dans l’Union du Fleuve Mano, l’UICN a travaillé sur les moteurs clés d’appauvrissement des forêts et des sols ayant entrainé leur dégradation. Les communautés locales issues de 8 villages (Kpoda, Yézou, Noborotono, Sédimaï, Gbèleye, Dourapa, Gbaa et Gbènèmou) ont ciblé des espèces qu’elles planteront. Ainsi, 92 200 semences (Palmier à huile, Cacao, Café, Poivre noir, Bitter Kola, Mitragina, Beilschmiedia, Raphia, Rotin, Kpitiligui (Lovoa), Nauclea, Niangon, Avocat, Tilleuls, Xylopia, Guéï, TI, TS) ont été distribuées dans ces villages.
Formation sur le processus de sélection et plantation de propagules dans le site de Bolol, Guinée Bissau
Les communautés ont acquis des compétences techniques sur la restauration et/ou le reboisement de la mangrove
Restauration des paysages forestiers
D’autres mesures de conservation, menées dans la cadre du projet WACA ResIP, financé par la Banque Mondiale ont également permis de :
- reboiser 20 ha de filaos et 4 ha de
mangroves au niveau de l’AMPC et du PNLB au Sénégal ; 45 ha dans la commune de Lokossa au Bénin ;
- restaurer 50 ha de mangroves autour du lac Boko Zowla au Togo et 5 ha dans le Parc national de Diawling en Mauritanie ;
- restaurer des aires protégées de Togodo, Forêts d'Akissa, de Nyamessiva et Gogjinn - Godjé au Togo ;
- construire un mur de protection contre
l’érosion côtière de 0,565 km à Santa Catarina et une digue dans la Rivière Ribeira Afonso à Sao Tomé et Principe ;
- stabiliser et aménager (dragage, reboisement et cordon de sable) 0,70 km de la rive ouest de Gbêkon au Bénin ;
- financer 32 AGR2 portées par les
coopératives au profit de 495 bénéficiaires directs dont 371 femmes soit 75%.
Au Cameroun, dans le cadre du projet
"Supporting landscape restoration and sustainable use of local plant species and tree products (Bambusa ssp, Irvingia spp, etc.) for biodiversity conservation, sustainable livelihoods and emissions reduction in Cameroon", projet TRI Cameroon, l’agence d’exécution (INBAR) a accompagné le Ministère de l'Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED) pour l’élaboration et la validation du cadre stratégique national de la restauration des paysages forestiers (RPF). Cette stratégie fournit les grandes orientations de la RPF afin de répondre à l'engagement du Cameroun de restaurer 12 millions d'hectares d'ici 2030 (AFR100 et engagement du défi de Bonn).
Plantation de propagulles sur le site de Bolol, Guinée Bissau
Grâce au projet BIOPAMA 2, 40 acteurs ont été formés sur l’outil intégré sur l'efficacité de gestion (IMET) à Kigali au Rwanda. Les bénéficiaires étaient issus de 5 pays anglophones d’Afrique de l’Ouest (Gambie, Ghana, Libéria, Nigéria et Sierra Leone) et 23 pays d’Afrique de l’Est et du Sud (région ESARO). Ils ont été dotés de connaissances et compétences nécessaires pour l’utilisation de l’outil et de vulgarisation auprès de leurs organisations respectives en vue du déploiement massif des évaluations IMET dans les réseaux de zones protégées et conservées.
L’OFAC, cellule technique de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), avec l’appui du programme BIOPAMA, a formé 25 coaches issus de 9 pays3 sur la mise à jour leurs connaissances en matière d'IMET.
L’observatoire a été le principal opérateur des campagnes IMET qui ont concernés 2 aires protégées du Tchad (Parc National de Manda et Réserve de Faune de Ouadi Rime-Ouadi Achim) ; 2 aires protégées en République de Centrafrique (Parc National de Dzanga-Sangha (avec la contribution du WWF) et Réserve naturelle de Chinko). Au total, 4 aires protégées ont bénéficié de la collecte de données IMET sur un total de 10 aires protégées prévues en 2020 et les résultats des analyses des données collectées renforceront les systèmes de gouvernance régionaux des aires protégées.
Par ailleurs, des renforcements des capacités de professionnels issus des administrations nationales de tutelle des AP et de représentants de la société civile ont été organisés et suivis de campagnes de collecte de données IMET.
L’UICN a facilité la génération d’information scientifique à travers l’utilisation d’outils (la Liste Rouge des espèces, le cadre régional de gouvernance des ressources naturelles et l’IMET) afin d’influencer les prises de décision en matière de gestion des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité. L’Union a développé et mis à la disposition des parties prenantes des outils et cadres d’orientation pour l’application de solutions naturelles et de la gouvernance inclusive des ressources naturelles.
Grâce à l’appui du programme BIOPAMA, les 10 pays de la COMIFAC4 ont des données à jour dans la base de données mondiale sur les aires protégées (WDPA). Ces informations seront cruciales pour la définition de l’agenda post 2020 de la biodiversité. Ainsi, 5 pays d’Afrique de l’Ouest (Guinée-Bissau, Niger, Togo, Gambia et Ghana) leur ont emboité le pas, tandis que 8 autres (Burkina Faso, Côte d’Ivoire (forêts classées), Mauritanie, Nigéria, Bénin, Sénégal, Guinée et Mali) ont entamé les échanges avec PNUE-WCMC.
3 Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, RCA, République Démocratique du Congo et Tchad.
4 Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, RCA, RDC, Rwanda, Sao Tomé et Principe et Tchad.
Participants à l’atelier de formation sur le remplissage de l’outil IMET pour la forêt communale de Ngog-Mapubi et de Dibang