Les tors sont des reliefs rocheux qui se dressent parfois jusqu’à 20-30 m de hauteur au-dessus de sommets ou de crêtes montagneuses. Les tors sont généralement constitués de granite, ou d’autres types de roches cristallines (gneiss et quartzite en particulier) ou de certains types de grès. Les tors ont non seulement une valeur scientifique considérable, car ils permettent d’interpréter l’évolution géomorphologique d’une zone, mais ils ont aussi une valeur culturelle, car ils sont associés à des cités antiques, des contes folkloriques, de l’art, un tourisme précoce et une interprétation du paysage (Migoń, 2006).
La croissance des broussailles et des arbres est un problème important pour la gestion de la conservation dans les zones sous la limite des arbres, car ils dissimulent les tors. Les expériences dans des pays comme l’Autriche, la République tchèque, l’Allemagne, la Hongrie et la Pologne, où les tors sont très souvent à la limite de la croissance forestière, illustrent les diverses approches possibles face à cette question, et les différentes politiques des parties prenantes.
Le tor de Kogelsteine, Autriche, se trouve dans un terrain majoritairement sans arbres, avec des broussailles éparpillées, des surfaces herbeuses avec une végétation de steppe et des vignobles dans les environs, qui ont un fort attrait esthétique. En 2009, une réserve de nature a été créée sur 2,5 ha, afin de protéger les précieuses communautés de plantes de steppe. La gestion de la conservation comprend la suppression des espèces envahissantes, comme l’acacia, et l’introduction du pâturage.
Ainsi, la principale motivation pour la suppression périodique de la végétation est de soutenir les pâturages secs, mais cette gestion a également été bénéfique pour la visibilité du géopatrimoine. Cet exemple montre que les exigences de gestion pour la biodiversité et le géopatrimoine ne sont pas forcément en conflit, et peuvent au contraire entraîner des bénéfices mutuels.
Ailleurs, la principale motivation est de préserver l’exposition et la visibilité du tor, surtout pour sa signification culturelle. Ainsi, dans la localité de Teufelsmauer à Harz, Allemagne, un rocher en grès en paysage ouvert depuis le 19e siècle est considéré comme un repère régional. À l’opposé, d’autres tors de granite à Waldviertel ont lentement disparu de la vue, du fait d’un boisement spontané et incontrôlé, ou planifié. On trouve dans la localité de Steingarten près de Litschau des tors avec des formes (trous, flûtes et tafonis) et des rochers spectaculaires mineurs érodés par le temps, avec des exemples classiques de pentes évasées, qui indiquent leur émergence progressive du sol. Cependant, aucune mesure de conservation n’est appliquée, et une partie considérable de la zone est recouverte de forêts nouvellement plantées. Certains tors sont déjà dissimulés dans la forêt, et plusieurs rochers émergents seront bientôt complètement recouverts. Même s’il n’est pas possible de garder tous les tors dans des conditions de paysage ouvert, l’inventaire du relief et une évaluation significative du géopatrimoine doivent renseigner les politiques forestières, afin de garder les sites les plus précieux visibles et accessibles.
Contributeur : Piotr Migoń
Photo 6.11 Tors dans la zone montagneuse de Morne, désignée zone de beauté naturelle exceptionnelle, Irlande. Ils révèlent leur structure et leur forme lorsqu’ils ne sont pas dissimulés par la végétation. © Bob Aitken
Photo 6.12 Exemple de l’effet dramatique de l’utilisation de terres pour l’agriculture sur la fonctionnalité d’une tourbière surélevée, par la suppression de la couche de tourbe de surface, le drainage du sol et la plantation d’arbres. Aujourd’hui, la seule façon de gérer l’intérêt naturel restant est de surélever la nappe phréatique de la tourbière. Réserve de nature nationale de Flanders Moss, Écosse. © Roger Crofts
Dans certains paysages, toutes les collines et leurs sols ont été transformés par la construction de terrasses pour la culture du riz ou du vin.
Recommandations pour gérer les menaces et les pressions de l’agriculture :
■ Étudier le type d’agriculture adjacent à l’aire protégée, afin d’évaluer les menaces aux caractéristiques et processus du géopatrimoine au sein de l’aire protégée ;
■ Fournir des conseils aux agriculteurs et gestionnaires de terres, afin de s’assurer qu’ils comprennent le besoin de changement dans les pratiques pour protéger les caractéristiques et processus du géopatrimoine ; et
■ Sécuriser les accords de gestion lorsqu’approprié, afin de restreindre les activités agricoles préjudiciables, et sécuriser la gestion des terres agricoles qui profitent à la géoconservation.
Activités récréatives et tourisme
Certains milieux sont particulièrement vulnérables à l’impact des visiteurs, notamment les dunes de sable, où la stabilité des dunes peut être affectée par les mouvements des véhicules ou des piétons ; et les sédiments volcaniques ou les laves friables, où la conduite hors-piste et le piétinement des visiteurs laisse des cicatrices à long terme dans le paysage.
Dans le monument national et réserve Craters of the Moon, à Idaho, États-Unis, la lave est friable et facilement écrasée sous les pieds des visiteurs, à qui il est demandé de rester sur
les sentiers balisés. Une solution est de fournir des moyens d’accès alternatifs qui réduisent les dommages. Par ex., l’accès au volcan dans le Parc national du Teide, un site du patrimoine mondial à Tenerife, îles Canaries, Espagne, se fait surtout par gondole, et un centre des visiteurs a été installé juste en dehors des limites du parc.
Dans les grottes calcaires, les fragiles spéléothèmes (dépôts minéraux formés dans des cavités) peuvent facilement être abimés et le seul fait de les toucher, de respirer ou même la lumière peuvent favoriser la prolifération d’algues. Ce type de zones requiert une gestion très attentive. Dans les milieux montagneux, les impacts sur la géodiversité peuvent être liés à : l’utilisation de boulons sur les façades d’escalade rocheuses ou les sentiers pédestres ; l’érosion du sol liée à la randonnée sur les collines ou au vélo tout terrain ; le compactage du sol à cause du camping ; l’élimination inadéquate des déchets humains ; le noircissage des terres à cause des feux de camp ; et le déplacement de pierres pour construire des feux de camp, des coupe-vents ou des cairns. Dans le Parc national de Yellowstone, États-Unis, les visiteurs jetaient des pièces, des pierres, des branches, des vêtements et autres objets dans les geysers. Par ailleurs, sur les fumerolles (cheminées thermales) de certaines îles portugaises de l’archipel des Açores, dans l’Atlantique, les familles locales avaient pour habitude d’enfouir dans le sol de grandes marmites de viande et de légumes, laissant ainsi la chaleur géothermique cuire leurs aliments. Dans le Monument régional naturel des Furnas do Enxofre, sur l’île de Terceira, Açores, cette perturbation du terrain est désormais interdite par la loi.
Tous les géosites ne conviennent pas au géotourisme, du fait de la sensibilité de leurs caractéristiques d’intérêt (par ex. la présence de fossiles rares et de minéraux demandant à être protégés des collectionneurs commerciaux et de la collecte de fossiles irresponsable), ou du risque de dangers naturels particuliers (par ex. éruptions volcaniques). Il existe de nombreuses façons de contrôler l’accès, par exemple en zonant certaines zones pour les interdire aux visiteurs, ou en autorisant l’accès uniquement avec un permis ou un guide accrédité. Dans le cas d’autres sites sensibles, il peut être utile de procéder à une évaluation de la capacité de charge de visiteurs pour protéger les caractéristiques fragiles et maintenir la qualité de l’expérience du visiteur. Restreindre l’accès à certaines parties d’un réseau de cavités, où il y a des reliefs fragiles, et permettre l’entrée de visiteurs avec un guide uniquement, est une pratique répandue, par ex. dans la grotte d’Aven d’Orgnac, en Ardèche, France.
Le géotourisme doit également être sensible aux valeurs et cultures des communautés locales, en reconnaissant que les cultures peuvent avoir des normes, valeurs et interprétations du paysage différentes, et en intégrant le savoir local, fondamental à la gestion durable des biens du géotourisme.
Par ex., lorsque des géosites ont des caractéristiques d’intérêt culturelles et/ou spirituelles, il faut prendre en compte les sensibilités particulières et la préservation de l’accès traditionnel. Le zonage de la gestion, ou l’emploi de guides locaux, dans les zones sensibles et pour présenter les Photo 6.13 Les spéléothèmes sont des dépôts dans des cavités
particulièrement fragiles. Dans cette grotte éthiopienne, un fin rideau de coulées stalagmitiques a été cassé par les villageois locaux pour les vendre comme souvenirs. Une pratique plus dura-ble consiste à dissuader les visiteurs d’acheter des spéléothèmes, et à persuader les villageois locaux de protéger leurs grottes et de faire payer les touristes qui les visitent. © John Gunn
Photo 6.14 Le développement de la pratique du ski en frontière d’aire protégée peut causer une érosion des pentes s’il n’est pas bien géré, et affecter l’intégrité du site. Parc national de Kosciuszko, Australie. © Roger Crofts
Photo 6.15 Un trop grand nombre de visiteurs peut gâcher leur expérience. Lac aux cinq couleurs, Parc national de Jiuzhaigou, Chine.
© Roger Crofts
interprétations autochtones du paysage, peuvent également être envisagés.
L’évaluation des risques des dangers réels et potentiels doit être prise en compte dans sa totalité lors de l’évaluation de l’utilisation et de la gestion potentielles des sites pour le tourisme. Les Lignes directrices des meilleures pratiques sur la Gestion du tourisme et des visiteurs dans les aires protégées rédigées par la CMAP/UICN sont une source d’informations précieuse. Les visiteurs dans des sites naturellement dynamiques peuvent être exposés à des dangers, avec des risques de blessures ou de mort. Certains de ces risques peuvent être accrus par le changement climatique, par ex.
l’instabilité accrue des pentes du fait des glissements de terrain et des chutes de rochers, dues à des précipitations intenses ou à la fonte du permafrost. Il existe un nombre grandissant d’études de cas sur la cartographie des risques pour les sentiers de géotourisme, dans différents milieux (voir par ex.
Pelfini et al., 2009 ; Brandolini & Pelfini, 2010 ; Bollatti et al., 2013). Par ex., les milieux glaciers montagneux ont un intérêt pour le géopatrimoine significatif, d’un point de vue scientifique, culturel, esthétique, paysager et éducatif. Ils sont souvent des attractions populaires, accessibles par le biais de sentiers de randonnée ou d’interprétation. Cependant, ils sont aussi des milieux dynamiques et instables, qui peuvent présenter de nombreux risques pour les visiteurs (chutes de pierres des falaises, débris tombant des moraines latérales élevées, glaciers tombant dans les lacs, et érosion des cours d’eau).
Certains de ces risques sont exacerbés par le changement climatique. Les évaluations des risques ont été utilisées pour renseigner la pertinence pour les différents utilisateurs des sentiers touristiques reliant les sites géomorphologiques près
du glacier de Miage, dans les Alpes italiennes (Bollati et al., 2013). En Nouvelle-Zélande, l’accès à l’avant des glaciers de Fox et franz Josef a été fermé, car le retrait rapide du glacier a significativement augmenté le risque de chutes de pierres, et la modélisation indiquait un accroissement du risque d’éboulement de débris de roches sur la surface basse du glacier Fox, pouvant blesser les randonneurs héliportés sur le glacier (Purdie et al., 2018).
Photo 6.16 Autoriser les véhicules à rouler dans les dunes de sable côtières et sur les plages crée une érosion difficile à inverser lorsque le sable est transporté par le vent. L’accès des véhicules doit être interdit. Parc national de Vadehavet, Danemark. © Roger Crofts
Photo 6.17 La collecte de fossiles sur le site du patrimoine mon-dial de la côte du Jurassique, Angleterre, est gérée par un gardien spécialement nommé à cet effet, et un code de pratiques. © Sam Rose
Les zones volcaniques sont un bon exemple des risques sur les humains dans les aires protégées de géoconservation. Si une aire protégée volcanique n’est pas établie comme telle pour ses attributs géologiques, le risque de conditions dangereuses (par ex. éruptions, émissions de gaz, glissements de terrain et autres risques volcaniques) peut potentiellement ne pas être correctement abordé dans le plan de gestion du site, ou le personnel de l’aire protégée peut ne pas être suffisamment formé à l’identification et l’atténuation des risques, et à l’évacuation. Attirer des visiteurs dans des zones volcaniques actives exige parallèlement de surveiller l’activité volcanique et de mettre en place des plans d’urgence comme composantes essentielles du processus de gestion, quitte à avoir des restrictions d’accès. Cependant, si les caractéristiques géologiques du site ne sont pas correctement identifiées, le plan de gestion ne prendra pas correctement en compte les risques, et les caractéristiques volcaniques principales du site ne recevront peut-être pas l’attention ou la protection adéquate de la part de l’organisme de gestion.
Dans le cas des sites géomorphologiques dynamiques, où l’intérêt réside dans les processus actifs, ou bien où l’atténuation des risques pour les visiteurs n’est pas réalisable, il sera indispensable de réaliser une évaluation des risques supplémentaires, et d’établir des mesures appropriées, comprenant éventuellement l’exclusion ou le réacheminement de l’accès des visiteurs et la gestion des attentes des visiteurs.
Parallèlement, des campagnes d’éducation sont indispensables pour améliorer les connaissances des visiteurs, des exploitants et des employés du site, et les mesures de réponse d’urgence.
Une bonne communication entre les scientifiques et les gestionnaires de risques est essentielle pour que les
gestionnaires prennent des décisions solides et défendables.
Recommandations pour gérer les menaces et pressions du géotourisme :
■ Réaliser une évaluation des risques de toutes les menaces et risques pour les visiteurs, et identifier les mesures requises ;
■ Évaluer le niveau de pression des visiteurs que les caractéristiques ou les processus du géopatrimoine peuvent absorber sans être endommagés, et prendre les mesures requises pour minimiser les dommages ;
■ Restreindre l’accès en partie ou en totalité, selon le risque pour les intérêts du géopatrimoine du site ou les visiteurs ; et
■ Établir une communication efficace avec les visiteurs sur les mesures de gestion pour protéger les caractéristiques et processus du géopatrimoine (voir Leung et al., 2019, pour des recommandations plus détaillées).
Collecte irresponsable de spécimens
Souvent, les visiteurs aiment collecter des spécimens géologiques, qu’il s’agisse de jolies pierres colorées, de morceaux de stalactites ou de fossiles. Lorsque la ressource géologique est importante, les activités contrôlées de collecte sont tout à fait acceptables, voire peuvent être encouragées pour stimuler l’éducation et la passion de la géologie. La collecte de fossiles peut aussi être encouragée lorsque le matériel est menacé par l’érosion côtière, les carrières ou d’autres pertes inévitables. Le problème se pose en présence d’une quantité limitée de ressources géologiques, ou de spécimens très rares ou scientifiquement précieux.
La situation devient encore plus préoccupante lorsque des collectionneurs commerciaux utilisent des outils puissants pour s’emparer illégalement des fossiles de ces sites protégés, sans déclarer convenablement leurs prises. Les géologues eux-mêmes sont capables de sur-collecter, comme on l’a vu dans la Réserve de fossiles d’Ediacara, en Australie-Méridionale. Le nom de cette réserve et d’autres aires protégées peut même attirer l’attention sur l’importance de ces sites fossilifères. Les géologues endommagent aussi parfois les sites avec leurs carottes destinées à la recherche paléomagnétique.
Vous trouverez des conseils, recommandations de gestion et liens vers des codes de conduites dans la Section 7.3 et notamment le Tableau 7.4.
Tableau 6.3 Impacts du changement climatique sur les géosites.
Impacts sur les sites d’exposition, d’intégrité et finis (-) érosion naturelle accélérée, croissance de la végétation, exigeant une fréquence accrue d’interventions de gestion (-) disparition de caractéristiques du fait de l’érosion accrue, ou enfouissement du fait de dépôts accrus
(-) scellage des expositions du fait de la demande accrue de défenses lourdes des côtes/cours d’eau
(-) submersion des expositions
(-) changements dans l’utilisation des terres affectant la visibilité et l’accès
(+) nouvelles expositions créées par l’érosion et les glissements de terrain
(+/-) repositionnement des expositions du fait de la modification des schémas d’érosion
Impacts sur les sites à processus actifs
(-) réponses humaines aux risques accrus perturbant les processus naturels
(-) changements dans l’utilisation des terres affectant les évacuations des eaux/sédiments
(+) taux accrus de l’activité des processus - plus grand dynamisme et diversité
(+/-) repositionnement des caractéristiques du fait de la modification des schémas d’érosion
(-) impact négatif ; (+) impact positif ; (+/-) impacts positifs ou négatifs
Photo 6.18 Le changement du niveau de la mer aura un effet important sur la fonctionnalité des systèmes côtiers, avec l’érosion côtière et la disparition des tampons naturels, comme les plages et les dunes de sable, ce qui laissera la mer pénétrer dans les terres et fera perdre l’intérêt du géopatrimoine. Site d’intérêt scientifique spécial de la côte est, Orkney, Écosse. L’ingénierie lourde n’offre pas de solution, et une retraite gérée de la côte est probablement le seul mécanisme réalisable. © Roger Crofts
Photo 6.19 L’élévation des terres après le déversement du poids des glaciers continue dans de nombreuses régions du monde, et con-tinuera, surtout avec la fonte des inlandsis (nappes de glace). De nouvelles terres seront révélées, comme dans le golf de Kvarken de Bothnia, site du patrimoine mondial, Finlande. De nouveaux sites à protéger apparaîtront. À l’inverse, des sites côtiers pourront être
Changement climatique et changement du niveau de la mer
Le changement climatique anthropique est palpable, et modifie déjà significativement les tendances climatiques,ce qui impacte les systèmes physiques et les caractéristiques et processus du géopatrimoine. Les derniers rapports du GIEC le montrent clairement (IPCC 2019a, 2019b). L’augmentation prévue de la fréquence et de l’ampleur des événements extrêmes en particulier est susceptible d’apporter des changements rapides - érosion du sol, graves inondations, mouvement des sédiments et solution accrue des roches calcaires. Les petits glaciers montagneux sont susceptibles de disparaître avec le réchauffement du climat, ce qui réduira le débit hydrique de ces zones en été. Dans les zones périglaciaires soumises à l’alternance du gel et du dégel, le réchauffement pourrait perturber le permafrost, affaisser et éroder les zones fondues, avec une plus grande incidence de chutes de rochers. Les changements dans les conditions des marées pourront exacerber l’érosion côtière, et l’augmentation du niveau de la mer pourra entraîner des inondations des côtes, une disparition des zones de marais salants, et une intrusion d’eau salée.
Le changement climatique est aujourd’hui reconnu comme une question urgente pour la géoconservation (Gross et al., 2016;
Wignall et al., 2018). Des études de l’impact du changement climatique sur les géosites protégés en Grande-Bretagne ont par ex. conclu que les impacts seront plus importants sur les caractéristiques côtières et fluviales à sédiments meubles, les expositions de sédiments finis du Quaternaire, les reliefs dans les localisations côtières et fluviales, les caractéristiques périglaciaires actives, les sites avec des traces des milieux passés, et les sites avec des expositions rocheuses et des fossiles finis ou restreints (Prosser et al. 2010 ; Wignall et al. 2018). Sharples (2011) a enquêté sur les impacts du changement climatique sur la géodiversité de la Zone de nature sauvage de Tasmanie du patrimoine mondial, Australie et cite : une dégradation des sols organiques de landes, de la tourbe, des marais, et des tourbières ; une augmentation de l’érosion et de la sédimentation des canaux ; et davantage d’inondations éclairs et de sédimentation dans les grottes. Réaliser de telles évaluations systématiques des impacts sur le géopatrimoine
Wignall et al., 2018). Des études de l’impact du changement climatique sur les géosites protégés en Grande-Bretagne ont par ex. conclu que les impacts seront plus importants sur les caractéristiques côtières et fluviales à sédiments meubles, les expositions de sédiments finis du Quaternaire, les reliefs dans les localisations côtières et fluviales, les caractéristiques périglaciaires actives, les sites avec des traces des milieux passés, et les sites avec des expositions rocheuses et des fossiles finis ou restreints (Prosser et al. 2010 ; Wignall et al. 2018). Sharples (2011) a enquêté sur les impacts du changement climatique sur la géodiversité de la Zone de nature sauvage de Tasmanie du patrimoine mondial, Australie et cite : une dégradation des sols organiques de landes, de la tourbe, des marais, et des tourbières ; une augmentation de l’érosion et de la sédimentation des canaux ; et davantage d’inondations éclairs et de sédimentation dans les grottes. Réaliser de telles évaluations systématiques des impacts sur le géopatrimoine