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Site d’intérêt scientifique spécial de la carrière et réserve de nature nationale de Horn Park, Royaume-Uni

L’exemple de la carrière de Horn Park, une carrière abandonnée près de Beaminster, Dorset, Royaume-Uni, prouve qu’il est possible de garder l’intérêt de conservation des visiteurs et des scientifiques après la fin de vie de la carrière, et après l’approbation d’une nouvelle utilisation de la carrière.

Le site d’intérêt scientifique spécial de la carrière et réserve de nature nationale de Horn Park est l’une des localités fossilifères les plus connues et les plus richement dotées en ce qui concerne la formation d’oolithes inférieures du Jurassique moyen du sud-ouest de l’Angleterre, particulièrement remarquable pour son lit métallique unique et sa faune invertébrée fossilisée bien préservée, en particulier les ammonites.

Problèmes de conservation et mesures prises

La carrière de Horn Park présente deux problèmes importants en matière de conservation (Larwood & Chandler, 2016). Tout d’abord, le calcaire ayant été largement exploité, la ressource fossile restante est finie et particulièrement vulnérable à la collecte excessive et illégale. Deuxièmement, la création d’un parc commercial a exigé une planification attentive et sensible afin de préserver les expositions représentatives et accessibles, ce qui a été fait grâce à une stratigraphie pertinente.

Suite à une étude détaillée, les principales façades de la carrière supérieure ont été réexposées et étagées, permettant ainsi de préserver une séquence stratigraphique complète. Cette zone a été clôturée afin d’en restreindre l’accès, ce qui a permis de protéger la ressource fossilisée, et de démarquer la zone la plus sensible du site pendant la construction des unités industrielles.

L’accès au site se fait uniquement par un permis à demander au préalable.

Grâce au travail de volontaires et du Fonds de la côte Jurassique (Jurassic Coast Trust), la partie inférieure de la séquence a été étendue et la partie supérieure, y compris les fossiles, réexposée. Une boîte sécurisée (avec un couvercle en grillage soudé) a été placé sur cette zone. Cela permet aux visiteurs de voir en détail la diversité de la faune fossile, sans la perturber ou sans perdre de fossiles. Le matériel en surplus issu des fouilles sur le site et des travaux de nettoyage a été laissé sur le site, pour que les visiteurs puissent les collecter. De même, des spécimens ont été donnés au musée voisin de Beaminster, et ont été inclus dans une exposition géologique et des boîtes éducatives sur les fossiles, afin de travailler avec les écoles locales.

Un couvercle en grillage sécurisé protège les lits fossilifères exposés © Jonathan Larwood

construction d’une nouvelle digue de retenue des résidus a été interdite.

Certaines aires protégées souffrent d’exploitation minière illégale comme l’orpaillage. Dans le parc national Corcovado, Costa Rica, un orpaillage artisanal de grande ampleur qui avait lieu au bord du fleuve a poussé les autorités à agir. En général, de telles mesures exigent l’intervention de la police. Lorsque les gestionnaires d’aires protégées comprennent précisément le géopatrimoine de leur aire, on peut potentiellement anticiper les activités illégales et mettre en place des mesures protectrices en avance. L’exploitation minière illégale, lorsqu’elle est arrêtée, requiert également des mesures de nettoyage et de restauration qui peuvent bénéficier d’une expertise géologique et de restauration.

Dans le Parc national de Kakadu, Australie, l’exploitation minière d’uranium a commencé en 1980. Lorsque le parc national a été créé l’année suivante, les mines de Ranger et de Jabiluka ont été exclues du Parc, mais elles sont totalement entourées par celui-ci. Ici, les préoccupations portent sur le déversement depuis 2009 de 100 000 litres d’eaux polluées chaque jour, issues d’une digue de retenue de résidus de la mine dans les fissures rocheuses situées sous la mine de Ranger.

Les conditions de planification requièrent normalement une restauration et un aménagement paysager, et incluent souvent un enfouissement, ce qui entraîne une perte des expositions géologiques. Un dialogue précoce entre les parties prenantes (par ex. opérateurs de la carrière, autorités locales, organismes universitaires et de géoconservation) est essentiel pour garantir

que, lorsque possible, les intérêts du géopatrimoine sont inclus dans les plans de restauration grâce à l’établissement de lieux où les caractéristiques géologiques peuvent être conservées, visualisées et interprétées à des fins de recherche, d’éducation et de géotourisme (Encadrés 4.5 et 6.1). Ils peuvent inclure des sections de conservation ou des terrils contenant des spécimens importants de minéraux. Lorsque possible, la restauration pour le géopatrimoine doit être intégrée avec celle des travaux de minéraux pour la biodiversité et le gain d’habitats (par ex. le programme Nature après les minéraux, en Angleterre, réalisé conjointement par Natural England et la Société royale pour la protection des oiseaux, avec la communauté minière). En l’absence de législation, Prosser (2016) souligne l’importance de « développer des partenariats mutuellement bénéfiques qui célèbrent la contribution positive de l’industrie de l’extraction des minéraux pour la géoscience, l’éducation et la conservation, tout en conservant en même temps les caractéristiques géologiques, les spécimens et les données qui peuvent surgir de ces opérations ».

Recommandations pour la gestion et la restauration des carrières :

■ Garantir un dialogue précoce entre les parties prenantes, afin que les intérêts du géopatrimoine soient inclus dans les plans de restauration ;

■ Sécuriser un accès pour l’enregistrement et la collecte dans les carrières en activité ;

■ Intégrer le géopatrimoine et la restauration de la biodiversité ;

■ Sécuriser et préserver les principales expositions ou terrils comme zones de conservation, grâce aux techniques appropriées ;

Photo 6.3 La construction de routes rend l’accès plus facile pour les touristes voulant découvrir la Zone de conservation de Ngorongoro, Tanzanie, et sa vie sauvage importante ; mais cela accentue les pressions sur la gestion de la conservation de la zone. © Roger Crofts

■ Contrôler l’empiètement de la végétation ;

■ Développer des occasions d’interprétation.

Développement et urbanisation des terres

Le développement des terres pour la construction de routes, de maisons, d’industries et d’autres utilisations peut avoir d’énormes impacts sur le géopatrimoine : il remodèle les topographies naturelles, endommage les structures des sols, interrompt les processus géomorphologiques et altère l’hydrologie de la zone, par ex. lors de l’installation de revêtements en surface à faible perméabilité. Lorsque de nouveaux bâtiments doivent être construits dans les aires protégées, il convient de faire attention à leur implantation et à leur design, afin qu’ils s’intègrent harmonieusement dans le paysage local. Lorsque des routes doivent être construites, il convient d’essayer de suivre la topographie existante, et d'éviter les grandes sections et les remblais. Néanmoins, lorsque la construction de sections de routes est nécessaire, toutes les strates géologiques révélées doivent être laissées exposées pour les futures recherches et études, suivant les conseils de Prosser et al. (2006). Dans certains cas, une restauration partielle est possible après des dommages causés par le développement.

Recommandations pour la gestion et la restauration :

■ Garantir un dialogue précoce entre les parties prenantes, afin que les intérêts du géopatrimoine soient inclus dans les plans de développement et de restauration ;

■ Garantir un accès pour l’enregistrement et la collecte lors des travaux de développement ;

■ Intégrer la conservation du géopatrimoine avec la restauration du paysage ;

■ Sécuriser et maintenir les principales expositions ou reliefs comme des sections ou des sites de conservation, en utilisant les techniques appropriées ; et

■ Développer des occasions d’interprétation.

Gestion et ingénierie côtière

L’installation de défenses côtières lourdes peut avoir des effets importants sur la géodiversité. Tout d’abord, elles sont conçues pour empêcher l’évolution naturelle du littoral. Deuxièmement, elles peuvent dissimuler d’importantes expositions géologiques côtières, et les rendre inaccessibles pour des études futures.

Troisièmement, elles peuvent aboutir à la stabilisation des reliefs côtiers actifs, comme les systèmes de dunes, et ainsi empêcher l’échange de sédiments entre les plages et les dunes. À Burnie, Tasmanie, Australie, un monument géologique protégé (comprenant des dikes de dolérite du Précambrien) a été couvert lors d’un projet de réclamation côtier (C. Sharples, pers. comm.). Lorsque la protection côtière est nécessaire, l’utilisation de méthodes d’ingénierie douce est recommandée, comme la réalimentation artificielle des plages en sable.

Des approches plus stratégiques sont de plus en plus adoptées à partir de la compréhension des processus à l’échelle des systèmes côtiers régionaux, ou des cellules côtières. Ainsi, des effets négatifs potentiellement plus importants peuvent être

pris en compte, des zones de conflit peuvent être identifiées et résolues, et la gestion peut être davantage intégrée grâce aux plans de gestion du littoral. Même si les protections lourdes seront probablement encore nécessaires pour sécuriser les infrastructures essentielles, des solutions plus naturelles sont de plus en plus débattues et déployées ailleurs, pour des raisons environnementales et financières (Spalding et al., 2014 ; Cohen-Shacham et al., 2016 ; Williams et al., 2018 ; Morris et al., 2019) ; (voir aussi la Section 5, et le site Internet des Solutions naturelles de la CMAP/UICN). Un bon exemple de l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets dans les marais de mangroves est l’étude de cas 1.1 dans Gross et al. (2016). L'équipe du partenariat « Science pour la nature et les populations » sur les défenses côtières possède d’excellents documents pour aider les gestionnaires d’aires protégées.

La reconstitution de plages en ramenant du sable de lieux en aval ou offshore, et en le déposant sur la plage (souvent en association avec d’autres approches) est de plus en plus employée. Il existe une abondante littérature sur les solutions durables en matière de gestion côtière. Williams et al. (2018) offre une analyse actualisée.

Les activités près du rivage et offshore peuvent avoir un impact négatif sur les caractéristiques du géopatrimoine côtier et offshore, en endommageant les reliefs ou en perturbant les processus naturels. Voir Spalding et al., 2014 et Pontee et al., 2016 pour plus de conseils. Recommandations pour la gestion et la restauration des côtes :

■ Adopter une approche côtière de gestion par cellule ;

■ Adopter une gestion naturelle des crues et des techniques de protection des côtes ;

■ Travailler avec les processus naturels en utilisant des interventions minimes (par ex. réalignement géré,

réalimentation des plages et restauration de la connectivité entre les sources de sédiments et les puits), plutôt que « réparer et contrôler » ;

■ Intégrer les objectifs de géodiversité et biodiversité ; et

■ Localiser ou relocaliser les infrastructures loin des rivages côtiers actifs.

Gestion et ingénierie des cours d’eau

Comme l’ingénierie côtière, l’ingénierie hydrique a aussi des impacts sur les caractéristiques et processus naturels.

De nombreux cours d’eaux ont été « canalisés, rectifiés, endigués, coincés dans des barrages, détournés,

recouverts d’un ponceau, dragués et isolés de leurs plaines d’inondations » (Gray, 2013). Que nous soyons en présence de l’un ou plusieurs de ces cas, la dynamique du cours d’eau est modifiée, et le lit naturel du cours d’eau, ses berges ou les habitats de ses plaines d’inondations sont négativement impactés.

La construction d’un barrage est l’action la plus grave, car elle modifie le régime hydrique en aval et a un impact sérieux sur le paysage. L’un des barrages les plus controversés construit dans une aire protégée est le barrage de O’Shaughnessy, construit en 1913 dans la vallée de Hetch Hetchy, dans

Photo 6.4 Une ingénierie lourde avec une digue pour arrêter l’érosion des falaises et des épis pour capter le sable peuvent être parfois nécessaires, mais il est recommandé d’expérimenter en premier lieu des approches d’ingénierie douce alternatives. Folkestone, Angle-terre. © Roger Crofts

Photo 6.5 La stabilisation du sable grâce au plantage d’herbes natives est une excellente méthode. Site naturel des dunes de Doolough, Mayo, Irlande. © Roger Crofts

Photo 6.6 Le barrage de O’Shaughnessy, très controversé, dans la vallée de Hetch Hetchy dans le Parc national de Yosemite, Californie, États-Unis. La construction de barrages et l’inondation de terres est un vieux problème dans de nombreuses aires protégées montag-neuses. L’atténuation est très limitée, à moins que les structures ne soient purement et simplement démolies. © Murray Gray

Photo 6.7 Certains des plus beaux exemples dans le monde de terrasses formées par de l’eau de fonte glaciaire sont désormais sub-mergés sous les eaux du réservoir de Hálslón, Islande, ce qui affecte les flux de l’eau et des sédiments aussi bien en amont qu’en aval.

Il y avait pourtant une très forte opposition à la construction de ce barrage. Le site est désormais exclu du Parc national de Vatnajökull, Islande, malgré une forte opposition. © Roger Crofts

le Parc national de Yosemite, Californie, États-Unis, pour approvisionner San Francisco en eau. Sa construction a été controversée, et la polémique n’est pas terminée. Un exemple plus positif est l’action d’opposition - la démolition du barrage - réalisée dans le Parc national Olympique, Washington, États-Unis. Elle a permis de détruire les barrages d’Elwha et de Glines Canyon. Ils avaient été construits au début des années 1900 pour fournir de l’hydroélectricité pour l’industrie du bois et les villes locales. Cependant, ces deux barrages bloquaient la migration des saumons remontant le courant, perturbaient le flux des sédiments en aval, et avaient inondé les terres historiques et les sites culturels de la tribu Lower Elwha Klallam Tribe. En 1992, l’histoire de ce cours d’eau a changé lorsque le Congrès américain a voté la Loi de restauration de la pêche et de l’écosystème de la rivière Elwha, autorisant ainsi la démolition du barrage. Après deux décennies de planification, la plus grande démolition de barrage dans l’histoire nord-américaine a commencé en 2011 avec le barrage d’Elwha, suivi de Glines Canyon en 2014. Aujourd’hui, la rivière Elwha et ses sédiments circulent à nouveau librement depuis sa source dans les montagnes Olympique jusqu’au détroit de Juan de Fuca (voir photo en couverture de cette Section).

Les approches conventionnelles de gestion des cours d’eau impliquent généralement de l’ingénierie lourde, avec l’utilisation d’enrochements ou de gabions pour stabiliser les berges du canal. De telles approches entravent la dynamique naturelle du système hydrique, et peuvent en outre endommager les berges de la rivière et les habitats et espèces du canal, et aboutir au transfert de problèmes plus bas en aval. Du point de vue de la conservation, l’ingénierie lourde doit être restreinte à la protection d’installations, de bâtiments et d’infrastructures

essentiels. Les nouvelles approches reconnaissent de plus en plus l’importance de la gestion à l’échelle du bassin versant, et la valeur des solutions fondées sur la nature, lesquelles impliquent de travailler avec la nature par des mesures qui rétablissent les débits naturels de l’eau, par ex. en diminuant le débit dans les rivières, et en encourageant l’augmentation du stockage des eaux de pluies dans les plaines d’inondations (Poff et al., 1997; Poff, 2018; Palmer & Ruhi, 2019). Des conseils spécifiques sur les solutions naturelles, ainsi que des exemples, sont disponibles auprès de diverses sources, notamment le Centre de restauration des cours d’eau, et le site Internet Solutions naturelles de la CMAP de l’UICN. L’Encadré 6.2 donne un exemple précis.

En janvier 1997, le Parc national de Yosemite, Californie, États-Unis, a connu sa plus importante inondation en au moins 100 ans. Cette inondation humainement dévastatrice a néanmoins eu des conséquences positives en matière de restauration.

L’organisme en charge de l’aire protégée s’est engagé à relocaliser autant d’installations que possible hors de la plaine d’inondation de la rivière Merced, ou même hors de la vallée de Yosemite. Ces nouvelles installations sont situées hors de la plaine d’inondation et loin des zones humides, prairies, et terres boisées sensibles - et même loin du lit de la rivière. On estimait au départ que les projets de réhabilitation après l’inondation seraient terminés en 4 à 5 ans, mais une série de procès ciblant des projets spécifiques, des injonctions de tribunaux et la préparation des documents pour la planification du parc ont allongé les délais, qui sont désormais de 15 ans. Le rapport final de l’activité de restauration est disponible en ligne (Service des Parcs nationaux américains, 2013).

Photo 6.8 Le Danube et son canal en aval à Vienne, Autriche, ont été redressés pour améliorer la navigation. De nouvelles mesures ont été prises pour restaurer les voies naturelles d’inondation du fleuve dans le Parc national Danube-Auen. © Roger Crofts

Recommandations pour la gestion et la restauration des cours d’eau :

■ Adopter une approche de gestion fonction du bassin versant ;

■ Adopter des techniques de gestion naturelle des inondations (par ex. restauration des rivières et plaines d’inondation) ;

■ Rétablir les débits naturels ;

■ Travailler avec les processus naturels en intervenant au minimum plutôt que de « réparer et contrôler », laisser de la place pour reconnecter les cours d’eau et leurs plaines d’inondation, et restaurer la connectivité en amont et en aval ;

■ Rechercher un accord pour supprimer les obstacles au débit naturel et au transfert de sédiments, comme les barrages ;

■ Intégrer les objectifs de géodiversité et biodiversité ; et

■ Localiser ou relocaliser les infrastructures en dehors des plaines d’inondation actives.

Foresterie et végétation

Les principaux impacts de la foresterie et de la végétation sont leur potentiel à dissimuler les expositions rocheuses, les reliefs individuels ou les associations de reliefs sur une zone, réduisant ainsi la continuité visuelle et dissimulant les points de vue. Dans le cas d’opérations de plantage, l’utilisation d’un équipement mécanique à grande échelle peut compacter les sols, altérer leur hydrologie, et détruire les reliefs subtils.

Cela se vérifie également pour les opérations d’exploitation du bois, qui doivent être réalisées avec autant de sensibilité environnementale que possible. L’arrachage d’arbres peut également accroître le ruissellement de surface, l’érosion des sols et l’apport de sédiments dans les cours d’eau.

Le boisement à grande échelle est généralement incompatible avec les objectifs de gestion de la conservation pour les grands sites géomorphologiques. Dans les années 1970, la Commission des forêts de Grande-Bretagne avait des projets de plantation de conifères dans la Réserve naturelle nationale de Glen Roy, où les célèbres Routes parallèles de Glen Roy sont visibles sans discontinuer sur plusieurs kilomètres. Ces lignes de démarcation d’un ancien lac glaciaire auraient été totalement cachées par ces arbres et le projet a été abandonné lorsque la communauté des géoscientifiques a pointé du doigt ces impacts négatifs. Lorsque des sites sont déjà boisés pour la foresterie commerciale, un dialogue avec les exploitants forestiers peut être envisageable afin de dégager des reliefs ou points de vue précis. Dans le cas des sites à petit relief et d’exposition rocheuse, la principale exigence en matière de gestion est de laisser les caractéristiques non-plantées, et de préserver l’accès et les points de vue.

La régénération naturelle des terres boisées sur de grands sites géomorphologiques est potentiellement encore plus insoluble. Tant qu’il ne sera pas possible de garder tous les reliefs en « pays ouvert », les sites les plus représentatifs et précieux doivent être identifiés et gardés visibles et accessibles, grâce à l’intervention de la gestion, et en gardant à l’esprit les problèmes évoqués dans la section 6.5 (voir Encadré 6.3).

Photo 6.10 Les reliefs laissés par le retrait d’un glacier de l’âge des glaces ne sont pas visibles par la plupart des visiteurs, car ils sont dissimulés par une forêt plantée, vue en haut de la photo. Les visiteurs doivent grimper une colline escarpée pour avoir la vue que l’on a sur cette photo. Il apparaît évident que les exploitants forestiers n’ont pas pensé à la visibilité de cet intérêt du géopatrimoine. Réserve naturelle nationale de Coire Fee, Écosse. © Roger Crofts