Partie I - Contexte
1. Introduction
1.3 Structure
Le rapport et les études de cas se concentreront sur les principaux thèmes affectant la gestion et la gouvernance des aires protégées et de conservation dans la région de l’Afrique orientale et australe.
La première partie présente le contexte et décrit le cadre conceptuel et international.
La deuxième partie décrit le contexte régional, les données et les profils nationaux, le Chapitre 3 fournissant un contexte et détaillant les politiques et statistiques régionales, tandis que le Chapitre 4 se concentre sur un aperçu régional des aires protégées et le Chapitre 5 sur les services écosystémiques. Les Chapitres 6 (politiques régionales) et 7 (communautés économiques régionales) fournissent un contexte régional aux statistiques et informations nationales des 24 pays couverts par le présent rapport, telles que décrites au Chapitre 8.
La troisième partie aborde la gouvernance, l’efficacité de la gestion et l’innovation. Le Chapitre 9 traite spécifiquement de la gouvernance et de l’équité, et comprend des informations sur la gouvernance à l’échelle des systèmes et des sites, l’engagement des parties prenantes et les outils d’évaluation connexes, tandis que le Chapitre 10 se concentre sur l’efficacité de la gestion et les outils d’évaluation correspondants. Le Chapitre 11, quant à lui, donne un aperçu des innovations et expériences régionales, du financement des aires protégées, de l’utilisation de la technologie dans la gestion de la conservation et de la conservation transfrontalière.
La quatrième partie présente des recommandations politiques et pratiques fondées sur les conclusions du rapport.
Soudan
Source : développé par RCMRD
Avertissement : Cette carte ne doit pas être considérée comme une carte officielle des frontières des pays Africains, et ne peut être utilisée qu’à des fins d’information.
Figure 1.1 : Carte des pays inclus dans le présent rapport
© Wilderness Safaris
2 Cadre
conceptuel et
international
2.1 Que sont les aires protégées et de conservation ?
Les aires protégées sont essentielles à la conservation de la biodiversité et sous-tendent la plupart des stratégies nationales et régionales de conservation. Outre leur rôle dans le maintien des écosystèmes naturels et la conservation des espèces, beaucoup abritent des caractéristiques majeures de l’histoire et des processus de la Terre, tandis que d’autres préservent l’interaction entre l’activité humaine et la nature dans des paysages d’utilisation durable. Des aires protégées plus grandes et plus naturelles offrent également un espace pour l’évolution, l’adaptation et la restauration écologiques futures, toutes deux de plus en plus importantes dans un contexte de changements climatiques rapides (UNEP-WCMC et al., 2018).
Les aires protégées sont vitales pour les cultures et les moyens de subsistance des peuples autochtones et des communautés locales, préservant les lieux de valeur culturelle et sacrée. Elles fournissent des opportunités de loisirs et de resourcement, de l’air et de l’eau propres et apportent des avantages à des millions de personnes grâce au tourisme (UNEP-WCMC et IUCN, 2016).
La définition communément admise d’une aire protégée, utilisée dans le présent rapport, est celle d’« un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, pour assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés » (Dudley, 2008, p. 8).
L’UICN a développé un ensemble de catégories de gestion des aires protégées, généralisé pour aider au développement et à la compréhension des systèmes d’aires protégées dans différents contextes nationaux et systèmes juridiques (Dudley, 2008). Chaque pays de la région possède sa propre gamme de types d’aires protégées, définis dans la législation et les politiques, tels que les parcs nationaux, réserves nationales et réserves forestières. Ces définitions varient d’un pays à l’autre. Cependant, elles peuvent
généralement être reliées aux catégories de l’UICN, bien qu’il n’existe pas toujours de correspondance « exacte » et que, souvent, toutes les catégories ne soient pas représentées dans un pays ou une région en particulier. La gamme complète des catégories I à VI (voir Tableau 2.1) permet aux systèmes d’aires protégées d’inclure les sites où les activités humaines sont strictement limitées, ainsi que ceux où des activités durables sont autorisées.
Les différentes catégories de gestion des aires protégées de l’UICN et des exemples dans la région sont décrits dans le Tableau 2.1. En Afrique orientale et australe, un changement s’est opéré au fil du temps, d’un accent mis sur la Catégorie II (parcs nationaux) vers une utilisation plus large de tout l’éventail des catégories, bien qu’il n’existe encore qu’un nombre limité d’aires protégées de Catégorie Ia et Ib. Il est donc important de noter que deux ou plusieurs catégories peuvent se chevaucher.
Les catégories de gestion des aires protégées sont fréquemment utilisées à des fins allant bien au-delà de leurs intentions initiales.
On peut citer, par exemple, la planification des aires protégées et des systèmes d’aires protégées, l’amélioration de la gestion de l’information sur les aires protégées, la réglementation des activités dans les aires protégées, la fourniture d’une base pour la législation, ou leur utilisation comme outil de plaidoyer. Les principales utilisations se sont développées de telle sorte que l’UICN en soutient et encourage certaines, tout en s’opposant à d’autres (Dudley, 2008, p. 5-6).
Toute catégorie d’aires protégées peut être gouvernée et gérée par des communautés, des gouvernements, des entités privées ou des partenariats entre ces acteurs. Traditionnellement, les aires protégées de la région ont été créées par les gouvernements, mais au cours des 40 à 50 dernières années, de nombreuses aires protégées et de conservation ont été créées par des communautés locales, des peuples autochtones, des organisations caritatives environnementales, des particuliers, des entreprises et autres. La conservation communautaire est désormais plus courante et dans
Encadré 2.1 : Zones de conservation communales en Namibie
En Namibie, la gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN) permet aux communautés d’intégrer de nouvelles options d’utilisation des terres aux stratégies de subsistance existantes (par exemple, l’élevage), afin de contribuer à la conservation de la faune sauvage et à l’amélioration du bien-être des ménages ruraux (Long, 2002). Il existe actuellement 86 zones de conservation communales, couvrant une superficie totale de 166 045 km2 (environ 20,2%
du pays), et regroupant environ 227 941 personnes (NACSO, s.d.). Le succès relatif de la GCRN en Namibie est en grande partie dû à un environnement politique et législatif favorable, qui transfère l’autorité directement au niveau communautaire.
Cela contraste avec le programme Zimbabwéen de gestion des zones communales pour les ressources autochtones (CAMPFIRE, selon ses sigles en anglais), qui transfère l’autorité aux conseils de district déjà établis et non directement au niveau communautaire. Cette approche a été couronnée de succès dans les années 1990 au Zimbabwe, principalement grâce au soutien substantiel des donateurs, mais a ensuite disparu en raison de la situation politique et économique du
pays (Snyman, 2012). © Wilderness Safaris
Catégorie Définition Exemples Ia - Réserve
naturelle intégrale Aires strictement protégées mises en réserve pour protéger la biodiversité ainsi qu’éventuellement, des caractéristiques géologiques / géomorphologiques, où les visites, l’utilisation et les impacts humains sont strictement contrôlés et limités pour garantir la protection des valeurs de conservation. Il n’existe que peu d’exemples de cette catégorie dans la région, bien que certains parcs nationaux renferment certaines zones d’accès limité, plutôt que d’être entièrement classés dans la catégorie Ia.
Tsingy de Bermaraha, Tsaratanana et Betampona (Madagascar)
Atoll d’Aldabra, Cousin, La Digue et Aride (Seychelles)
Ib - Zone de
nature sauvage Aires protégées généralement vastes et intactes ou légèrement modifiées, qui ont conservé leur caractère et leur influence naturels, sans habitations humaines permanentes ou significatives, et protégées et gérées aux fins de préserver leur état naturel.
Réserves de faune de Moremi, Khutse et Kalahari Central (Botswana)
Réserves forestières de Koko Hill, Mamboya et Ikwamba (Tanzanie)
II - Parc national Vastes aires naturelles ou quasi naturelles mises en réserve pour protéger des processus écologiques à grande échelle, ainsi que les espèces et caractéristiques des écosystèmes de la région. Elles fournissent aussi une base pour des opportunités de visites de nature spirituelle, scientifique, éducative et récréative, dans le respect de l’environnement et de la culture des communautés locales. Il s’agit de la catégorie de gestion la plus courante dans la région.
Parc marin de Mohéli (Comores)
Amboseli et Masai Mara (Réserve nationale) (Kenya)
Niassa (Réserve nationale) (Mozambique) Parc des Volcans (Rwanda)
Kruger (Afrique du Sud) Serengeti (Tanzanie)
Bwindi Impenetrable (Ouganda) Kafue (Zambie)
III - Monument ou
élément naturel Zone mise en réserve pour protéger un monument naturel spécifique, qui peut être un élément topographique, une montagne ou une caverne sous-marine, une caractéristique géologique telle qu’une grotte ou même un élément vivant comme un îlot boisé ancien.
Parc national des chutes Victoria (Zimbabwe) Réserves de gibier de Popa et Gross barmen Hot Springs (Namibie)
Toro-Semliki, Karuma, Bugungu et un certain nombre d’autres réserves de faune (Ouganda) IV - Aire de
gestion des habitats ou des espèces
Visent à protéger des espèces ou des habitats particuliers,
et leur gestion reflète cette priorité. Réserve partielle du Namib (Angola) Sanctuaire de faune de Maun (Botswana) Réserve de faune de Gash-Setit (Érythrée) Réserves de faune d’Alledeghi et de Bale (Éthiopie) Parc national de Sehlabathebe (Lesotho)
Réserves de faune de Majete et de Nkhotakota (Malawi)
Réserves de pêche Poudre d’or et Trou d’eau douce (Maurice)
Réserve de chasse de Sabaloka (Soudan) V - Paysage
terrestre ou marin protégé
Site où l’interaction des hommes et de la nature a produit, au fil du temps, une aire qui possède un caractère distinct, avec des valeurs écologiques, biologiques, culturelles et panoramiques considérables, et où la sauvegarde de l’intégrité de cette interaction est vitale pour protéger et maintenir l’aire, la conservation de la nature associée ainsi que d’autres valeurs.
Îles Musha et Maskhali (Djibouti) Réserve naturelle de Libhetse (Eswatini) De nombreuses aires de Madagascar Réserve forestière d’Imatong (Soudan Du Sud)
VI - Aire protégée avec utilisation durable des ressources naturelles
Sites qui préservent des écosystèmes et des habitats, ainsi que les valeurs culturelles et systèmes de gestion des ressources naturelles traditionnelles qui y sont associés. Ils sont généralement vastes, et la plus grande partie de leur superficie présente des conditions naturelles, une certaine proportion y est soumise à une gestion durable des ressources naturelles et une utilisation modérée des ressources naturelles, non industrielle et compatible avec la conservation de la nature, y est considérée comme l’un des objectifs principaux de l’aire.
Vallée de Dabus, Jikao, Tedo, Ouest Omo et de nombreuses autres aires de chasse contrôlée (Éthiopie)
Réserves naturelles de Beacon, Booby Island, Étoile et Mamelles (Seychelles)
Aires de safari de Matetsi, Sapi et Hurungwe (Zimbabwe)
Tableau 2.1 : Catégories de gestion des aires protégées de l’UICN
Source : Dudley (2008) ; UNEP-WCMC et IUCN (2019a).
certains pays, comme la Namibie et le Kenya, la législation accorde aux communautés le droit de gérer et de profiter directement des bénéfices de ces sites de conservation (voir Encadré 2.1). Dotée de nombreux parcs nationaux et réserves emblématiques (tels que le Masai Mara, le Serengeti, le Kruger et les Volcans), la région dispose d’atouts majeurs pour le tourisme animalier, générant d’importants revenus pour les gouvernements nationaux et infranationaux. Alors qu’en Afrique du Sud et en Namibie, les aires de conservation privées constituent une proportion importante du réseau d’aires protégées, dans d’autres pays de la région, la propriété privée des terres de conservation n’est pas légiférée et l’ensemble de la faune sauvage appartient à l’État. Certaines questions, telles que le financement des activités de gestion des aires protégées, ont conduit à des approches novatrices, certains gouvernements confiant la gestion à des ONG. Les partenariats public-privé, en particulier dans le domaine du tourisme animalier, sont de plus en plus fréquents dans de nombreux pays.
2.2 Convention sur la diversité biologique
Le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 a été adopté par la Conférence des Parties à la CDB lors de sa 10e réunion à Nagoya, au Japon (CDB, 2010A). Le plan décrit une approche stratégique globale pour la mise en œuvre de la CDB, et comprend une vision et une mission, ainsi que des buts et des objectifs stratégiques, connus sous le nom d’Objectifs d’Aichi pour la biodiversité. Les cinq buts stratégiques (A à E) sont étayés par 20 objectifs. Tous les pays de la région sont signataires de la CDB et, par conséquent, sont tenus de rendre compte à la CDB des progrès accomplis dans la réalisation de ces objectifs.
BIOPAMA se concentre sur l’Objectif d’Aichi 11, dans le cadre du But stratégique C, qui appelle les Parties à atteindre :
• d’ici à 2020, au moins 17% des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10% des zones marines et côtières, y compris les zones particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et autres mesures de conservation efficaces par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin (CBD 2011).
2.3 Autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCE)
Bien que les AMCE soient inclues dans l’Objectif d’Aichi 11 depuis 2011, le terme n’a été correctement clarifié qu’en 2018, lorsque la CDB a défini les AMCE comme :
[ ... ] une zone géographiquement délimitée, autre qu’une aire protégée, qui est réglementée et gérée de façon à obtenir des résultats positifs et durables à long terme pour la conservation in situ de la biodiversité3, y compris des fonctions et services écosystémiques connexes et, le cas échéant, des valeurs culturelles, spirituelles, socioéconomiques et autres valeurs pertinentes à l’échelle locale (CDB, 2018, p. 1).
Pour être considéré comme AMCE, un site doit présenter des résultats positifs en matière de biodiversité, quels que soient ses principaux objectifs de gestion, et doit pouvoir démontrer des actions de gestion liées à la conservation de la biodiversité (Groupe de travail sur les autres mesures de conservation efficaces par zone de la CMAP-UICN, 2020). Cela contraste avec une aire protégée, où l’objectif principal doit être la conservation. Dans le cadre de l’initiative Planète protégée, l’UNEP-WCMC gère désormais la Base de données mondiale sur les autres mesures efficaces de conservation par zone (BD-AMCE) (UNEP-WCMC, 2019a). La BD-AMCE peut être combinée avec la Base de données mondiale des aires protégées (BDMAP) afin de fournir une image plus complète du réseau mondial de conservation.
Il est probable que les AMCE renforcent considérablement le patrimoine de conservation reconnu de nombreux pays (Donald et al., 2019), y compris en Afrique, où un certain nombre d’aires de conservation ne relèvent pas des définitions traditionnelles des catégories, comme les bases militaires ou les aires de conservation communautaires utilisées principalement pour l’élevage. Très peu de pays ont entamé le processus d’évaluation de leurs AMCE potentielles. En réponse, le Groupe de travail de la Commission mondiale des aires protégées (CMAP) de l’UICN sur les AMCE a rédigé un Rapport technique pour la reconnaissance et la notification des AMCE (Groupe de travail sur les autres mesures de conservation efficaces par zone de la CMAP-UICN, 2020). Le cadre d’évaluation des AMCE en Afrique, par exemple, a été développé par Candice Stevens et Daniel Marnewick en Afrique du Sud (voir Encadré 2.2).
2.4 Liste verte de l’UICN des aires protégées et de conservation
La norme de la Liste verte de l’UICN des aires protégées et de conservation (norme de la Liste verte de l’UICN) est une nouvelle norme internationale de durabilité servant de référence pour des aires protégées et de conservation à la fois efficaces et équitables.
Officiellement approuvée par le Conseil de l’UICN à la fin de 2017, elle a été recommandée pour mise en œuvre ultérieure par les Membres de l’UICN dans le monde entier (Hockings et al., 2019;
IUCN et WCPA, 2017).
La norme de la Liste verte de l’UICN décrit un ensemble de dix-sept critères applicables à l’échelle mondiale, classés en quatre composantes et accompagnés de 50 indicateurs, pour une conservation réussie à l’échelle des sites, dans les aires protégées et de conservation. Les sites adhèrent volontairement à la Liste verte de l’UICN en s’engageant à respecter cette norme, et sont certifiés une fois la conformité à la norme démontrée. La norme de la Liste verte de l’UICN aborde quatre composantes : une bonne gouvernance, une conception et une planification robustes, une gestion efficace et des résultats positifs en matière de conservation (voir la Tableau 2.2) (IUCN et WCPA, 2017).
La norme de la Liste verte de l’UICN est conçue pour être à la fois cohérente au niveau mondial et pertinente à l’échelle locale, exigences qui décrivent collectivement les efforts nécessaires pour atteindre pleinement la norme. Un site de la Liste verte est un site actuellement évalué comme répondant à tous les critères, dans les quatre composantes. La norme est adaptée à chaque pays ou
3 "Tel que défini à l’Article 2 de la Convention sur la diversité biologique et conformément aux dispositions de la Convention" (CDB, 2018, p. 1).
Encadré 2.2 : Autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCE) en Afrique
Bien que l’identification des AMCE n’ait commencé à prendre de l’ampleur que vers la fin de la stratégie 2011-2020 de la CDB, il a été suggéré que les AMCE contribueront de manière significative à l’Objectif 11 actuel, à son successeur, ainsi qu’à l’ODD 15, et qu’elles constitueront un cadre important pour la conservation des zones situées en dehors des aires protégées formelles. Cela aidera les pays africains à sauvegarder et à tirer profit de la biodiversité de ces sites.
Les AMCE fourniront une base pour l’engagement et le renforcement d’un large éventail de parties prenantes de la conservation par zone, y compris le secteur agricole, les entreprises, les communautés locales et les peuples autochtones, qui contribuent à la conservation par zones en dehors du domaine officiel des aires protégées. Cela est particulièrement vrai pour l’Afrique, où la plupart des zones naturelles appartiennent à des propriétaires fonciers communaux ou à des ayant-droits. De plus, les AMCE constituent une plateforme idéale pour inclure et développer des activités économiques plus diversifiées et pour le financement de la biodiversité, en particulier autour de l’économie de la faune sauvage.
Le Groupe de travail de la Commission mondiale des aires protégées (CMAP) de l’UICN sur les AMCE a rédigé un Rapport technique pour la reconnaissance et le signalement des AMCE (Groupe de travail sur les autres mesures de conservation efficaces par zone de la CMAP-UICN, 2020). Une ébauche d’Outil d’évaluation des AMCE et une ébauche de méthodologie d’identification et d’évaluation des AMCE à l’échelle nationale
sont en cours d’élaboration, en complément du Rapport technique, afin d’aider à l’identification des AMCE.
Daniel Marnewick et Candice Stevens ont développé et testé la méthodologie d’évaluation nationale sud-africaine, en partenariat avec le Groupe de travail de l’UICN sur les AMCE et divers acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux. Les résultats de l’Étude de cas sur les AMCE dans la région de la Réserve de biosphère de Kruger à Canyons, en Afrique du Sud, indiquent un certain nombre d’opportunités pour fusionner les AMCE et le cadre de gestion de la biodiversité existant, d’identifier des opportunités de renforcer d’autres cadres nationaux et de créer des synergies avec l’économie de la faune sauvage pour renforcer les cadres de gouvernance et de gestion associés, ainsi que les résultats de conservation de la biodiversité (Jonas et Sandwith, 2019). En utilisant la méthodologie d’évaluation des AMCE en Afrique du Sud, Daniel et Candice ont aidé le Groupe de travail de l’UICN sur les AMCE à élaborer un projet de méthodologie mondiale d’évaluation des AMCE.
Les AMCE fourniront un cadre pour soutenir et développer des opportunités économiques légitimes, diversifiées et durables, ainsi qu’un financement de la biodiversité qui s’intègre aux économies rurales, tout en produisant des résultats de conservation de la biodiversité in situ, en particulier autour de l’économie de la faune sauvage.
Contribution de Daniel Marnewick, Président de la communauté KBA et représentant de l’Afrique au sein de la communauté KBA, et Point focal régional KBA pour l’Afrique.
Tableau 2.2 : Norme de la Liste verte de l’UICN - composantes et critères
Bonne gouvernance
1.1 Garantir la légitimité et la voix
1.2 Assurer la transparence et la responsabilité
1.3 Favoriser une gouvernance dynamique et la capacité de réagir de manière adaptative
Conception et planification robustes
2.1 Identifier et comprendre les principales valeurs du site 2.2 Conception pour une conservation à long terme
2.1 Identifier et comprendre les principales valeurs du site 2.2 Conception pour une conservation à long terme