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État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe

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Academic year: 2022

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État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe

SÉRIE DE RAPPORTS SUR L'ÉTAT DES AIRES PROTÉGÉES ET DE CONSERVATION Nº 1

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État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe

SÉRIE DE RAPPORTS SUR L’ÉTAT DES AIRES PROTÉGÉES ET DE CONSERVATION Nº 1

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La terminologie géographique employée dans cet ouvrage, de même que sa présentation, ne sont en aucune manière l’expression d’une opinion quelconque de la part de l’UICN ou des autres organisations concernées sur le statut juridique ou l’autorité de quelque pays, territoire ou région que ce soit, ou sur la délimitation de ses frontières.

Les opinions exprimées dans cette publication ne reflètent pas nécessairement celles de l’UICN ou des autres organisations concernées.

L’UICN remercie ses partenaires cadre pour leur précieux support et tout particulièrement : le Ministère des affaires étrangères du Danemark, le Ministère des affaires étrangères de la Finlande ; le Gouvernement Français et l’Agence Française de Développement (AFD) ; le Ministère de l’environnement de la République de Corée ; l’Agence norvégienne de développement et de coopération (Norad) ; l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Asdi) ; la Direction du développement et de la coopération de la Suisse (DDC) et le Département d’État des États-Unis d’Amérique.

Le contenu de cette publication relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne ou du Groupe de pays ACP.

Cette publication a été possible grâce au soutien du 11e Fonds européen de développement.

L’UICN et les autres organisations concernées rejettent toute responsabilité en cas d’erreurs ou d’omissions intervenues lors de la traduction en français de ce document dont la version originale est en anglais. En cas de divergences, veuillez vous référer à l’édition originale : The state of protected and conserved areas in Eastern and Southern Africa. State of Protected

and Conserved Areas Report Series No. 1. (2020). Nairobie, Kenya : UICN ESARO. DOI: : https://doi.org/10.2305/IUCN.CH.2020.15.en Publié par : UICN, Bureau régional pour l’Afrique orientale et australe, par le biais du programme BIOPAMA

Droits d’auteur : © 2020 UICN, Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources

© 2021 UICN, Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources, pour la traduction française La reproduction de cette publication à des fins non commerciales, notamment éducatives, est permise sans autorisation écrite préalable du (des) détenteur(s) des droits d’auteur à condition que la source soit dûment citée. La reproduction de cette publication à des fins commerciales, notamment en vue de la vente, est interdite sans autorisation écrite préalable du (des) détenteur(s) des droits d’auteur.

Citation : UICN ESARO (2021). État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe. Série de rapports sur l’état des aires protégées et de conservation nº 1. Nairobi, Kenya : UICN ESARO.

ISBN : 978-2-8317-2139-2 (PDF) 978-2-8317-2140-8 (Papier)

DOI : https://doi.org/10.2305/IUCN.CH.2020.15.fr Photo

de couverture : Éléphants, Parc national de Hwange, Zimbabwe. © Wilderness Safaris Quatrième

de couverture : Réserve naturelle de l’Île aux Aigrettes, Île Maurice. © Gina Bonne IOC Mise en page : INTUITIV, slu - www.intuitivme.com

Traduction : INTUITIV, slu - www.intuitivme.com Imprimé par : Minuteman Press

Disponible

auprès de : UICN Afrique du Sud 333 Grosvenor Street Hatfield Gardens, Block A Pretoria, Afrique Du Sud +27 (0)12 342 8304/6

[email protected] https://www.biopama.org/

www.iucn.org/resources/publications

Cet ouvrage est imprimé sur du papier fabriqué à partir de fibres de bois provenant de forêts durablement gérées et certifiées conformément aux règles du Forest Stewardship Council (FSC).

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Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

L’UICN est une union unique de Membres composée de gouvernements et d’organisations de la société civile. Elle compte avec l’expérience, les ressources et le poids de ses plus de 1 400 organisations Membres et les compétences de ses plus de 18 000 experts. L’UICN est l’autorité mondiale en ce qui concerne l’état du monde naturel et les mesures nécessaires pour le protéger.

www.iucn.org

Programme pour la Biodiversité et la gestion des aires protégées

Le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA) vise à améliorer la conservation à long terme et l’utilisation durable des ressources naturelles dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), dans les aires protégées et les communautés avoisinantes. Il s’agit d’une initiative du Groupe des Pays ACP, financée par le 11e Fonds européen de développement (FED) de l’Union européenne, conjointement mis en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Centre commun de recherche de la Commission européenne (CCR). S’appuyant sur les cinq premières années d’activités financées par le 10e FED, la deuxième phase de BIOPAMA fournit des outils pour la gestion des données et de l’information, des services visant à améliorer les connaissances et les capacités en matière de planification et de prise de décision concernant les aires protégées, et des opportunités de financement pour des actions spécifiques sur site.

www.biopama.org

Centre commun de recherche et Commission européenne

La Commission européenne (CE) est l’organe exécutif de l’Union européenne (UE), le plus grand donateur d’aide publique au développement. En tant que service scientifique interne de la CE, le Centre commun de recherche (CCR) fournit aux politiques de l’UE un soutien scientifique et technique indépendant et fondé sur des données probantes, y compris des politiques et des programmes au niveau mondial, et en particulier ceux axés sur le groupe des Pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

www.ec.europa.eu/jrc/en

Centre régional de cartographie des ressources pour le développement

Le Centre régional de cartographie des ressources pour le développement (RCMRD, selon ses sigles en anglais) est une organisation intergouvernementale composée aujourd’hui de 20 États membres d’Afrique orientale et australe. Il a été créé en 1975 par l’Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Le RCMRD promeut un développement durable par la génération, l’application et la diffusion d’informations géographiques et de technologies connexes entre ses États membres et parties prenantes. Notre mandat est mis en œuvre dans des domaines thématiques tels que la gestion des ressources naturelles, la gestion de l’environnement, l’action climatique, la sécurité alimentaire et l’agriculture durable, la gestion des connaissances et le renforcement des capacités, la gestion des terres et le développement urbain.

www.rcmrd.org

Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature de l’ONU Environnement

Le Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP-WCMC, selon ses sigles en anglais) est un centre mondial d’excellence en matière de biodiversité. Le Centre fonctionne comme une collaboration entre le Programme des Nations Unies pour l’environnement et le WCMC, organisme de bienfaisance enregistré au Royaume-Uni. Ensemble, nous faisons face à la crise mondiale à laquelle est confrontée la nature.

www.unep-wcmc.org

Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique

L’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), anciennement connue sous le nom de Groupe des pays ACP, est une organisation créée par l’accord original de Georgetown en 1975, révisé en 2019. Les principaux objectifs de l’OEACP sont le développement durable de ses membres et leur intégration progressive dans l’économie mondiale, la coordination des activités de l’OEACP dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de partenariat existant avec l’Union Européenne, la consolidation de l’unité et de la solidarité entre les membres de l’OEACP, et l’installation et la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans un environnement de démocratie et de liberté.

www.acp.int

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Union européenne

Les États membres de l’Union européenne ont décidé de mettre graduellement en commun leur savoir- faire, leurs ressources et leur destin. Ensemble, ils ont construit une zone de stabilité, de démocratie et de développement durable tout en préservant leur diversité culturelle, la tolérance et les libertés individuelles.

L’Union européenne tient à partager ses réalisations et ses valeurs avec les pays et les peuples au-delà de ses frontières.

www.europa.eu

Cette publication a été possible grâce au soutien du 11e FED. Le contenu de cette publication relève de la seule responsabilité de ses auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union européenne ou du Groupe de pays ACP.

Angola Botswana Comores Djibouti Érythrée

Éthiopie Kenya Lesotho Madagascar Malawi Maurice

Mozambique Namibie Rwanda Seychelles Somalie Afrique du Sud

Soudan du Sud Soudan

Eswatini

Tanzanie Ouganda Zambie Zimbabwe

Communautés économiques régionales d’Afrique orientale et australe

Pays représentés dans le présent rapport

(7)

Table des matières

Liste des figures ...vii

Liste des encadrés ...ix

Liste des tableaux ... x

Avant-propos ...xi

Résumé exécutif ...xii

Remerciements ...xiii

Glossaire ...xiv

Acronymes ...xvii

Partie I - Contexte ... 1

1. Introduction ... 1

1.1 Objectifs ... 2

1.2 Méthodologie ... 2

1.3 Structure ... 3

2. Cadre conceptuel et international ... 5

2.1 Que sont les aires protégées et de conservation ? ... 6

2.2 Convention sur la diversité biologique ... 8

2.3 Autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCE) ... 8

2.4 Liste verte de l’UICN des aires protégées et de conservation ... 8

2.5 Désignations internationales pour les aires protégées et de conservation ... 11

2.6 Autres domaines prioritaires pour la conservation... 12

2.7 Suivi des aires protégées et de conservation : vue d’ensemble ... 12

2.8 Une image globale des aires protégées ... 13

Partie II - Contexte régional, données et profils nationaux ... 17

3. Vue d’ensemble de la région ... 17

3.1 Afrique de l’Est ... 19

3.2 Madagascar et îles occidentales de l’océan Indien ... 19

3.3 Afrique australe ... 19

4. Aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ... 21

4.1 Données statistiques de référence ... 23

4.2 Désignations mondiales et autres domaines prioritaires dans la région ... 25

4.3 Représentativité écologique ... 32

4.4 Qu’est-ce qui a changé dans la couverture des aires protégées ? ... 33

4.5 Aires protégées et de conservation transfrontières ... 35

5. Services écosystémiques des aires protégées d’Afrique orientale et australe ... 43

6. Politiques régionales et cadres pertinents relatifs à la conservation de la biodiversité et à la gestion des aires protégées ... 47

7. Communautés économiques régionales ... 51

7.1 Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ... 52

7.2 Commission de l’océan Indien (COI) ... 52

7.3 Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) ... 55

7.4 Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ... 55

8. Profils nationaux ... 59

8.1 Angola ... 61

8.2 Botswana ... 65

8.3 Comores ... 69

8.4 Djibouti ... 73

8.5 Érythrée ... 76

8.6 Eswatini ... 80

8.7 Éthiopie ... 83

8.8 Kenya ... 87

8.9 Lesotho ... 91

8.10 Madagascar ... 95

(8)

Table des matières (suite)

8.11 Malawi ... 98

8.12 Maurice ... 101

8.13 Mozambique ... 104

8.14 Namibie ... 108

8.15 Rwanda ... 111

8.16 Seychelles ... 114

8.17 Somalie ... 117

8.18 Afrique du Sud ... 121

8.19 Soudan du Sud ... 125

8.20 Soudan ... 128

8.21 Tanzanie ... 131

8.22 Ouganda ... 135

8.23 Zambie ... 139

8.24 Zimbabwe ... 142

Partie III - Gouvernance et efficacité de la gestion ... 147

9. Gouvernance et équité des aires protégées ... 147

9.1 Gouvernance des aires protégées ... 148

9.1.1 Diversité de la gouvernance ... 149

9.1.2 Qualité de la gouvernance ... 150

9.2 Bonne gouvernance et Liste verte de l’UICN des aires protégées et de conservation ... 150

9.3 Mesurer et évaluer la gouvernance ... 152

9.3.1 Lignes directrices sur les meilleures pratiques de la CMAP-UICN ... 158

9.3.2 Évaluation à l’échelle des systèmes ... 158

9.3.3 Évaluation à l’échelle des sites ... 158

9.3.4 Évaluation de la gouvernance et de l’équité à l’échelle des sites (EGES) ... 158

9.3.5 Évaluation de la gouvernance des aires protégées et de conservation (EGAP)... 159

9.3.6 Indicateurs ... 160

9.4 Évaluations sociales ... 160

9.5 La GEAP en Afrique orientale et australe ... 160

9.5.1 Évaluations de la gouvernance en Afrique orientale et australe ... 163

9.5.2 Évaluations sociales ... 163

9.6 Résultats des évaluations sociales et de gouvernance en Afrique orientale et australe ... 163

10. Efficacité de la gestion des aires protégées ... 167

10.1 Qu’est-ce qu’une gestion efficace ? ... 168

10.2 Évaluation de l’efficacité de la gestion ... 168

10.3 Engagements internationaux en matière d’évaluation de l’efficacité de la gestion ... 169

10.4 Base de données mondiale sur l’efficacité de la gestion des aires protégées (BD-EGAP) ... 169

10.5 Outils d’évaluation de l’efficacité de la gestion ... 169

10.6 Principes applicables aux évaluations EfGAP ... 169

10.7 Intégrer l’efficacité de la gestion à la gouvernance et aux évaluations sociales ... 170

10.8 Les EfGAP en Afrique orientale et australe ... 171

10.8.1 Inventaire des évaluations EfGAP en Afrique orientale et australe ... 171

10.8.2 Inventaire des évaluations combinées en Afrique orientale et australe ... 174

10.9 Résultats des évaluations EfGAP en Afrique orientale et australe ... 174

10.10 Financement et ressources des aires protégées ... 177

10.10.1 Déficit de financement en Afrique orientale et australe ... 178

10.10.2 Sources de financement actuelles ... 178

10.10.3 Sources de financement nouvelles et émergentes pour les aires protégées ... 183

10.11 Conclusions ... 184

11. Innovations et expériences régionales... 187

(9)

11.1 Gestion collaborative des aires protégées ... 188

11.2 Renforcement des capacités pour les aires protégées et de conservation ... 190

11.3 Rôle de la technologie dans la gestion des aires protégées ... 190

11.4 S’adapter aux changements climatiques ... 194

Partie IV ...197

12. Recommandations ... 197

12.1 Accroître le financement durable et le soutien politique aux aires protégées et de conservation ... 198

12.2 Renforcer les capacités de gestion des aires protégées et de conservation ... 198

12.3 Diversifier la gouvernance des aires protégées et reconnaître les initiatives de gouvernance à l’échelle locale et communautaire et de cogestion ... 198

12.4 Combler les lacunes dans la couverture des écosystèmes marins et terrestres dans les aires protégées et de conservation 198 12.5 Renforcer la collaboration transfrontalière et sectorielle pour faire face aux menaces existantes et émergentes ... 199

12.6 Améliorer la conservation transfrontière ... 199

12.7 Améliorer la couverture des évaluations de l’efficacité de la gestion, de la gouvernance et de l’équité ... 199

12.8 Améliorer la fréquence et l’exhaustivité des rapports à la Base de données mondiale des aires protégées ... 199

Références ... 201

Annexes ... 217

Annexe 1. Points focaux BIOPAMA...219

Annexe 2. Statistiques régionales sur les aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ...220

A2-Tableau 1. État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ...220

A2-Tableau 2. Aires côtières et marines protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ...221

A2-Tableau 3. Catégories de gestion de l’UICN des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ...221

A2-Tableau 4. Type de gouvernance de l’UICN des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ...222

Annexe 3. Sites d’importance mondiale en Afrique orientale et australe ...222

A3-Tableau 1. Sites Ramsar d’Afrique orientale et australe ...222

A3-Tableau 2. Réserves de biosphère d’Afrique orientale et australe ...226

Annexe 4. Représentativité écologique en Afrique orientale et australe ...227

A4-Tableau 1. Représentativité écologique des aires protégées d’Afrique orientale et australe ...227

Annexe 5. Instruments juridiques soutenant l’équité et la gouvernance non-étatique des aires protégées ...228

Annexe 6. Aires protégées et de conservation selon les catégories de gestion de l’UICN par pays ...230

Annexe 7. Aires protégées et de conservation selon les types de gouvernance de l’UICN par pays ...236

Table des matières (suite) Liste des figures

Figure 1.1 : Carte des pays inclus dans le présent rapport ... 3

Figure 2.1 : Systèmes mondiaux et régionaux de gestion des données pour les aires protégées ... 13

Figure 4.1 : Aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ... 22

Figure 4.2 : Couverture des aires protégées terrestres en Afrique orientale et australe ... 23

Figure 4.3 : Aires côtières et marines protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ... 24

Figure 4.4 : Catégories de gestion de l’UICN des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ... 24

Figure 4.5 : Catégories de type de gouvernance de l’UICN des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe ... 24

Figure 4.6 : Degrés de protection des écorégions terrestres représentées dans la région ... 33

Figure 4.7 : Degrés de protection des écorégions marines et provinces pélagiques représentées dans la région ... 33

Figure 4.8 : Couverture des écorégions en Afrique orientale et australe par pourcentage de protection ... 34

Figure 4.9 : Nombre d’entrées d’aires protégées dans la BDMAP de 1998 à 2019 ... 34

Figure 4.10 : Aires de conservation transfrontalières dans la Communauté de développement de l’Afrique australe (ACT-SADC) ... 36

Figure 5.1 : Types de services écosystémiques ... 45

Figure 8.1 : Résumé de l’Angola ... 62

Figure 8.2 : Aires protégées d’Angola ... 63

Figure 8.3 : Résumé du Botswana ... 66

(10)

Liste des figures (suite)

Figure 8.4 : Aires protégées du Botswana ... 67

Figure 8.5 : Résumé des Comores ... 70

Figure 8.6 : Aires protégées des Comores ... 71

Figure 8.7 : Résumé de Djibouti ... 74

Figure 8.8 : Aires protégées de Djibouti ... 75

Figure 8.9 : Résumé de l’Érythrée ... 77

Figure 8.10 : Aires protégées d’Érythrée ... 78

Figure 8.11 : Résumé de l’Eswatini ... 81

Figure 8.12 : Aires protégées d’Eswatini ... 82

Figure 8.13 : Résumé de l’Éthiopie ... 84

Figure 8.14 : Aires protégées d’Éthiopie ... 85

Figure 8.15 : Résumé du Kenya ... 88

Figure 8.16 : Aires protégées du Kenya ... 89

Figure 8.17 : Résumé du Lesotho ... 92

Figure 8.18 : Aires protégées du Lesotho ... 93

Figure 8.19 : Résumé de Madagascar ... 96

Figure 8.20 : Aires protégées de Madagascar ... 97

Figure 8.21 : Résumé du Malawi ... 99

Figure 8.22 : Aires protégées du Malawi ... 100

Figure 8.23 : Résumé de Maurice ... 102

Figure 8.24 : Aires protégées de Maurice ... 103

Figure 8.25 : Résumé du Mozambique ... 105

Figure 8.26 : Aires protégées du Mozambique ... 106

Figure 8.27 : Résumé de la Namibie ... 109

Figure 8.28 : Aires protégées de Namibie ... 110

Figure 8.29 : Résumé du Rwanda ... 112

Figure 8.30 : Aires protégées du Rwanda ... 113

Figure 8.31 : Résumé des Seychelles ... 115

Figure 8.32 : Aires protégées des Seychelles ... 116

Figure 8.33 : Résumé de la Somalie ... 118

Figure 8.34 : Aires protégées de Somalie ... 119

Figure 8.35 : Résumé de l’Afrique du Sud ... 122

Figure 8.36 : Aires protégées d’Afrique du Sud ... 123

Figure 8.37 : Résumé du Soudan du Sud ... 126

Figure 8.38 : Aires protégées du Soudan du Sud ... 127

Figure 8.39 : Résumé du Soudan ... 129

Figure 8.40 : Aires protégées du Soudan ... 130

Figure 8.41 : Résumé de la Tanzanie ... 132

Figure 8.42 : Aires protégées de Tanzanie ... 133

Figure 8.43 : Résumé de l’Ouganda ... 136

Figure 8.44 : Aires protégées d’Ouganda... 137

Figure 8.45 : Résumé de la Zambie... 140

Figure 8.46 : Aires protégées de Zambie ... 141

Figure 8.47 : Résumé du Zimbabwe ... 143

Figure 8.48 : Aires protégées du Zimbabwe ... 144

Figure 9.1 : Évaluations de la gouvernance répertoriées par méthodologie ... 163

Figure 9.2 : Évaluations de la gouvernance répertoriées par pays ... 163

Figure 9.3 : Évaluations sociales répertoriées par méthodologie ... 164

Figure 9.4 : Nombre total d’évaluations sociales répertoriées par pays ... 164

Figure 10.1 : Cycle de gestion et évaluation de la gestion des aires protégées ... 168

Figure 10.2 : Pourcentage de couverture des évaluations de l’efficacité de la gestion par région ... 172

Figure 10.3 : Nombre d’aires protégées présentant une évaluation EfGAP dans la BD-EGAP en Afrique orientale et australe ... 173

Figure 10.4 : Pourcentage d’aires protégées possédant des évaluations EfGAP dans la BD-EGAP ... 173

Figure 10.5 : Évaluations EfGAP répertoriées en Afrique orientale et australe par méthodologie / outil ... 173

(11)

Liste des encadrés

Encadré 2.1 : Zones de conservation communales en Namibie ... 6

Encadré 2.2 : Autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCE) en Afrique ... 9

Encadré 2.3 : Zones clés pour la biodiversité (KBA) en Afrique ... 10

Encadré 2.4 : Centre régional de ressources (CRR) de BIOPAMA ... 11

Encadré 4.1 : Qu’est-ce que le PADDD ? ... 35

Encadré 4.2 : Réseau TFCA de la SADC ... 37

Encadré 7.3 : Conservation marine transfrontalière entre le Kenya et la Tanzanie ... 54

Encadré 9.1 : Ayant-droits et parties prenantes, quelle différence ? ... 148

Encadré 9.2 : Relancer la conservation marine grâce à la gestion locale de la pêche ... 151

Encadré 9.3 : La diversité de la gouvernance en pratique - établir des zones marines gérées localement pour lutter contre le déclin des poissons à Kuruwitu, sur la côte nord du Kenya ... 152

Encadré 9.4 : Cogestion du Parc national de Gonarezhou ... 153

Encadré 9.5 : Travailler avec les communautés en faveur de la conservation ... 154

Encadré 9.6 : Ol Kinyei Conservancy et la Liste verte de l’UICN ... 158

Encadré 9.7 : Évaluation de la gouvernance à l’échelle du système en Tanzanie ... 160

Encadré 9.8 : Évaluation de la gouvernance à l’échelle des sites à Mumbwa GMA en Zambie ... 161

Encadré 9.9 : État des aires de conservation autochtones et communautaires en Tanzanie ... 162

Encadré 9.10 : Évaluation sociale à Ol Pejeta Conservancy, au Kenya ... 164

Encadré 10.1 : Pourquoi informer sur l’efficacité de la gestion des aires protégées ? ... 169

Encadré 10.2 : La vigueur de l’économie touristique au Rwanda ... 180

Encadré 10.3 : Première incitation fiscale efficace pour la biodiversité en Afrique du Sud ... 185

Encadré 10.4 : Impact de la pandémie de COVID-19 sur les aires protégées en Afrique orientale et australe ... 185

Encadré 11.1 : Renforcement des capacités de lutte contre le braconnage - le cas du Collège de la faune d’Afrique australe ... 190

Encadré 11.2 : EarthRanger - connaître de la situation pour sécuriser les aires protégées et réduire les conflits homme-faune ... 192

Encadré 11.3 : Programme de suivi des rhinocéros après réintroduction ... 193

Encadré 11.4 : Piégeage photographique pour le suivi écologique et la sécurité ... 194

Encadré 11.5 : SPARC - Réduire les risques climatiques pour les réseaux de conservation ... 195

Liste des figures (suite)

Figure 10.6 : Répartition des évaluations EfGAP répertoriées par pays ... 173

Figure 10.7 : Évaluations de l’efficacité de la gestion répertoriées par année ... 175

Figure 10.8 : Évaluations OSEG répertoriées par année ... 175

Figure 10.9 : Évaluations « combinées » répertoriées par méthodologie / outil ... 175

Figure 10.10 : Résultats d’efficacité de la gestion des aires protégées évaluées en Afrique de l’Est ... 175

Figure 10.11 : Carte montrant les résultats d’efficacité de la gestion des aires protégées évaluées en Afrique de l’Est ... 176

Figure 10.12 : Résultats moyens pour les indicateurs principaux des évaluations les plus récentes ... 177

Figure 10.13 : Déficit de financement et ressources financières disponibles dans 15 pays d’Afrique orientale et australe... 179

Figure 10.14 : Répartition des recettes générées en interne dans sept pays (Eswatini, Éthiopie, Kenya, Namibie, Afrique du sud, Tanzanie et Ouganda) ... 179

Figure 11.1 : Quadrant de l’application de la technologie dans les aires protégées d’Afrique ... 191

(12)

© Wilderness Safaris

Liste des tableaux

Tableau 2.1 : Catégories de gestion des aires protégées de l’UICN ... 7

Tableau 2.2 : Norme de la Liste verte de l’UICN - composantes et critères ... 9

Tableau 2.3 : Trois des menaces les plus fréquemment signalées dans le biome Afro-tropical ... 14

Tableau 4.1 : Sites d’importance mondiale en Afrique orientale et australe ... 25

Tableau 4.2 : Liste annotée des sites naturels et « mixtes » (naturels / culturels) du Patrimoine mondial en Afrique orientale et australe (en 2019), y compris les résultats de l’Évaluation des perspectives de conservation de l’UICN et les dates des missions de suivi du Centre du Patrimoine mondial / UICN ... 26

Tableau 4.3 : Aires transfrontières de conservation d’Afrique orientale et australe ... 38

Tableau 6.1 : Progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’objectif 3.1 du PTAP ... 49

Tableau 9.1 : Types de gouvernance de l’UICN pour les aires protégées ... 150

Tableau 9.2 : Principes de bonne gouvernance de l’UICN pour les aires protégées ... 156

Tableau 9.3 : Évaluations ESAP, EGAP et EGES réalisées à ce jour ... 165

Tableau 10.1 : Méthodologies EfGAP les plus couramment utilisées en Afrique orientale et australe ... 170

Tableau 10.2 : Évaluations EfGAP en Afrique orientale et australe ... 172

Tableau 11.1 : Cadre modèle pour les partenariats de gestion collaborative ... 189

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Avant-propos

L’année 2020 marque un moment charnière dans la conservation de la nature, à un moment où le monde fait le bilan des progrès accomplis en relation avec le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 et négocie le nouveau Cadre mondial pour la biodiversité pour l’après 2020. La publication de ce précieux rapport est une étape importante dans un voyage qui a débuté dans la région d’Afrique orientale et australe lors du Ve Congrès mondial des parcs de l’UICN à Durban, en 2003. Lors de cette réunion, l’audacieux Plan d’action de Durban a été élaboré, constituant la base du premier accord multilatéral complet sur les aires protégées au monde. Le Programme de travail sur les aires protégées (PTAP) a ensuite été adopté lors de la 7e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, à Kuala Lumpur en 2004.

Bon nombre des objectifs, principes, méthodes et mesures adoptés dans cette décision sont à la base du présent rapport. Par exemple, c’est à Durban que la pleine compréhension de la gouvernance, de l’équité et des droits en relation avec les aires protégées et de conservation a été documentée, comme souligné dans cette publication.

Au cours du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020, les gouvernements nationaux et autres parties prenantes ont réalisé des progrès considérables sur les nombreux éléments essentiels de l’Objectif d’Aichi 11 sur les aires protégées. Un aperçu de ces réalisations a été présenté dans les rapports biennaux de Planète protégée, sur la base des informations présentes dans la Base de données mondiale des aires protégées. Ce rapport documente ces progrès et les illustre avec de nombreuses études de cas d’Afrique orientale et australe. Il montre également comment les systèmes d’aires protégées et de conservation sont une stratégie de conservation essentielle pour la région, sans laquelle la perte de biodiversité aurait été beaucoup plus importante. Il met également en évidence les nombreuses lacunes persistant dans la compréhension et la mise en œuvre, et nous montre à quel point il est difficile d’obtenir des résultats efficaces pour la conservation de la nature.

Le rapport souligne les raisons d’être d’une mise en œuvre de systèmes efficaces d’aires protégées et de conservation. Comme l’a déclaré Nelson Mandela lors du Congrès mondial des parcs de l’UICN à Durban, « nous savons que la clé d’un avenir durable pour les aires protégées réside dans le développement de partenariats.

Ce n’est que par des alliances et des partenariats que les aires protégées pourront être adaptées aux besoins de la société ».

Comprendre et documenter la pertinence des aires protégées et de conservation aux besoins de la société est l’une des principales contributions de ce rapport. La crise contemporaine liée à la pandémie de COVID-19 met brutalement cela en évidence. Les pandémies causées par le transfert d’agents pathogènes de la faune sauvage aux hôtes humains sont souvent le résultat d’une dégradation, fragmentation ou perturbation de l’intégrité des écosystèmes naturels, ainsi que d’une augmentation des mouvements et des contacts entre les humains et la faune sauvage.

Maintenir l’intégrité des écosystèmes, à l’intérieur et au-delà des aires protégées, est donc essentiel, et les efforts visant à gérer

efficacement les écosystèmes, ou à les restaurer, constitueront des investissements précieux pour réduire le risque de zoonoses et maintenir les moyens de subsistance des communautés.

Les aires protégées et de conservation sont une composante essentielle de la plupart des programmes de conservation de la nature, où la gouvernance et la gestion sont nécessaires pour maintenir des programmes efficaces, capables d’identifier et d’aborder les menaces conduisant à une perturbation des écosystèmes. Avec une pression démographique et une consommation de ressources naturelles croissantes, il n’y a que peu d’endroits au monde où un investissement dans une gouvernance et une gestion efficaces ne soit pas nécessaire pour faire face aux menaces et maintenir l’intégrité des écosystèmes.

Outre une protection contre les pandémies, les écosystèmes naturels procurent à la société une vaste gamme d’avantages grâce à la fourniture d’eau potable et salubre, de ressources alimentaires, de stockage de carbone, de santé et de bien-être en général, et tous ont une valeur humaine et économique. Souvent, les gouvernements hésitent à investir dans le maintien des écosystèmes essentiels qui génèrent cette valeur. Ils ne pensent qu’aux coûts relativement mineurs de la gestion des aires protégées, mais mettent en péril les énormes contributions que les écosystèmes intacts et les aires protégées apportent à l’économie, y compris par le biais des moyens de subsistance qui en dépendent.

Sans financement public, non seulement la gouvernance et la gestion de ces sites sont affaiblies, mais leurs fonctions et services essentiels à la société sont compromis.

Ce rapport sur l’état des aires protégées et de conservation apporte une contribution importante à l’évaluation de l’état actuel des nombreux facteurs contribuant au succès des systèmes d’aires protégées et de conservation. Il analyse les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs nationaux et mondiaux, et les mesure sur la base de normes fiables d’efficacité, telles que la Liste verte de l’UICN des aires protégées et de conservation, qui définit ce que l’on entend par des systèmes efficaces et équitables d’aires protégées et de conservation. Il fournit également un diagnostic des déficits, situe les lacunes et explique comment y remédier par un développement ciblé des capacités.

Le bilan de cette situation a été possible grâce au programme BIOPAMA, un investissement de l’Union européenne et de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Le rapport établit donc une base de référence précieuse à partir de laquelle de nouveaux progrès pourront être mesurés. Il contribue aux Systèmes d’information de référence régionaux et mondiaux, ainsi qu’aux partenariats qui favoriseront une prise de décision mieux informée à l’échelle nationale et mondiale. Il aidera à cibler les domaines où des interventions et des investissements sont nécessaires pour améliorer à la fois la gouvernance et la gestion, ainsi qu’à soutenir l’efficacité de ces systèmes en tant que fondement de la vie terrestre et marine, mais aussi des objectifs de développement humain, essentiels à l’avenir de notre planète.

Trevor Sandwith Directeur

Programme mondial de l’UICN sur les aires protégées

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Résumé exécutif

La région d’Afrique orientale et australe couvre 24 pays, de l’Afrique du Sud, au sud, au Soudan, au nord, ainsi que quatre des six nations insulaires de l’océan Indien occidental. La région est culturellement diverse et extrêmement riche en biodiversité, avec une abondance de vie sauvage spectaculaire et de nombreuses espèces endémiques de flore et de faune. Des efforts considérables sont déployés pour préserver la biodiversité de la région, mais des populations humaines grandissantes, des conflits liés à l’utilisation des terres, la surexploitation des ressources, des activités récréatives non durables, la déforestation et le commerce illégal menacent les aires protégées, les espèces et les écosystèmes.

S’ajoutant à ces défis, la pandémie actuelle de COVID-19 a entraîné l’arrêt de l’industrie touristique et, par conséquent, une diminution significative des financements liés à la conservation des aires protégées, dont les principaux revenus sont issus du tourisme. La pandémie aggrave le déficit de financement des aires protégées et rappelle durement la nécessité de diversifier les revenus.

L’État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe est le premier rapport regroupant des informations sur les aires protégées et de conservation dans l’ensemble de la région d’Afrique de l’Est et du Sud. Il constitue un rapport de référence, présentant les données et informations actuellement disponibles.

Dans la mesure du possible, de nouvelles analyses ont été entreprises, et des études de cas et des encadrés ont été ajoutés pour compléter les informations de base. Un certain nombre d’autres analyses, réalisées dans le cadre du programme BIOPAMA, viennent compléter ce rapport et sont également disponibles sous forme de publications distinctes. Le rapport se compose de douze chapitres, son thème général se concentrant sur la gouvernance, l’équité et l’efficacité de la gestion des aires protégées et de conservation.

Le rapport inclut un aperçu général de la conservation et des politiques et programmes connexes, ainsi qu’une analyse régionale.

En tant que région, l’Afrique orientale et australe protège 16,54%

de sa surface terrestre au sein de 4 821 aires protégées, soit une superficie de 2 120 112 km2. Au moins sept pays de la région ont dépassé l’Objectif d’Aichi 11 concernant la couverture terrestre des aires protégées (17%), et la région est à mi-chemin d’atteindre l’objectif de couverture côtière et marine (10%), avec 5,60% de sa zone marine et côtière protégée par 411 sites, couvrant une superficie de 473 815 km2. Trois pays de la région ont dépassé l’Objectif d’Aichi 11 en matière de couverture des aires marines et côtières protégées.

La plupart des aires protégées de la région sont gérées par l’agence gouvernementale nationale compétente, bien que de nombreux pays incluent de plus en plus de sites gérés par les communautés et le secteur privé, y compris dans le cadre de partenariats public- privé. Les types de gouvernance de nombreuses aires protégées n’ont pas encore été inclus dans la Base de données mondiale des aires protégées. L’Afrique orientale et australe abrite 39 Réserves

de biosphère, 27 sites du Patrimoine mondial et 109 sites Ramsar (Zones humides d’importance internationale). La région abrite également 30 sites transfrontaliers de conservation, allant de modalités conceptuelles à des aires de conservation transfrontières étayées par des traités officiels. L’Afrique australe dispose d’un solide programme d’aires de conservation transfrontières, le premier de ces sites ayant été déclaré en 1990, et pourrait fournir des enseignements utiles à d’autres parties du continent.

L’objectif des Communautés économiques régionales de la région est de faciliter l’intégration économique entre les États membres des différentes régions et, plus généralement, au sein de la Communauté économique africaine. Elles jouent également un rôle important en termes de promotion de la conservation transfrontalière dans la région.

Un résumé des données disponibles pour chacun des 24 pays couverts par ce rapport recoupe les informations provenant de la Base de données mondiale des aires protégées et celles des rapports nationaux à la Convention sur la diversité biologique. Ces données constituent une référence quant aux informations disponibles. De plus amples détails et analyses à l’échelle nationale seront fournis dans de futurs rapports, au fur et à mesure de leur disponibilité.

Le rapport comprend une introduction à la gouvernance des aires protégées, passant en revue les travaux de l’UICN et autres organisations visant à fournir des outils pour aider les pays à répondre aux exigences de l’Objectif d’Aichi 11 en matière de gouvernance équitable des aires protégées. Les outils disponibles pour évaluer la diversité et la qualité de la gouvernance à l’échelle des systèmes et des sites y sont décrits, et des études de cas régionales y sont présentées. Ces outils comprennent la Liste verte de l’UICN des aires protégées et de conservation, centrée sur quatre composantes : une bonne gouvernance, une conception et une planification robustes, une gestion efficace et des résultats de conservation probants. Un rapport établi dans le cadre du programme BIOPAMA a analysé 380 évaluations de la gouvernance et 50 évaluations sociales réalisées en Afrique orientale et australe.

Malgré une augmentation des évaluations sociales et de gouvernance, ce rapport a constaté que celles-ci restent limitées dans la région, et que très peu d’évaluations sont répétées dans le temps.

L’Évaluation de l’efficacité de la gestion des aires protégées (EfGAP) permet également d’obtenir des rapports sur les progrès accomplis dans la réalisation de l’Objectif d’Aichi 11, qui reprend la nécessité d’une gestion efficace. Environ 13% des aires protégées de la région ont fait l’objet d’au moins une évaluation EfGAP, et l’analyse a répertorié 2 686 évaluations de l’efficacité de la gestion, dont la plupart à partir de l’Outil de suivi de l’efficacité de la gestion (OSEG). La nouvelle Base de données mondiale du PNUE-WCMC sur l’efficacité de la gestion des aires protégées (BD-EGAP) a servi de référence pour cette analyse, malgré les lacunes importantes persistant dans les données, qui devront être comblées pour permettre une véritable réflexion sur le nombre, la localisation et le calendrier des évaluations EfGAP. De nombreux pays, comme

1 Il n’existe actuellement aucune définition largement acceptée des « aires de conservation ». Tel qu’utilisé dans ce rapport, le terme reflète la cinquième option décrite par Jonas et Sandwith (2019) : « sites visant à maintenir l’intégrité écologique et / ou sites de conservation in situ efficace de la biodiversité ».

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Madagascar et l’Afrique du Sud, mènent des évaluations de l’efficacité de la gestion depuis un certain nombre d’années, y compris des évaluations périodiques dans de nombreuses aires protégées. Les résultats de ces évaluations sont utilisés pour améliorer la gestion de ces sites.

Il existe de nombreux défis dans la région et les menaces à la conservation augmentent, mais les engagements des pays envers les accords internationaux, des objectifs et engagements visant à assurer une gouvernance équitable et une gestion efficace des aires protégées et de conservation pourront promouvoir et assurer la conservation des espèces et des écosystèmes dans la région.

Ces engagements devront être étayés par une volonté politique et les allocations de ressources nécessaires pour assurer une mise en

œuvre totale au profit des aires protégées et de conservation. Des données précises, à jour et comparables, permettant de mesurer les progrès par rapport aux objectifs et aux engagements, seront essentielles pour appuyer la planification et l’affectation des ressources. Le présent rapport espère fournir une base de référence et encourager l’amélioration de la collecte et de la communication des données afin d’assurer une conservation équitable et efficace en Afrique orientale et australe.

Remerciements

Nous remercions sincèrement l’Union européenne et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pour leur soutien financier à cette publication. Nous remercions le Comité de rédaction et le Comité des Publications de l’UICN pour leur soutien et leurs conseils dans la préparation de ce document.

Tous les points focaux BIOPAMA et de l’État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe (SoPACA, selon ses sigles en anglais) dans les 24 pays présentés dans ce rapport ont apporté une contribution inestimable, tout comme les points focaux des Communautés économiques régionales.

L’équipe principale impliquée dans l’élaboration de ce rapport comprenait : Sue Snyman, Beryl Nyamgeroh, Christine Mentzel et Leo Niskanen (UICN ESARO), Jessica Stewart (UNEP-WCMC), Bastian Bertzky et Lucy Bastin (CCR), Patrick Kabatha et Ngugi Kimani (RCMRD) et Diane Skinner et Eleanor Shadwell.

Les contributions importantes des personnes suivantes à différents chapitres ont été très appréciées : Jennifer Kelleher (Programme mondial de l’UICN sur les aires protégées), Phil Franks (International Institute of Environment and Development), Daniel Marnewick (BirdLife - Afrique du Sud), Rachel Golden Kroner (Conservation International), Lily Arison Réné de Roland (Fonds Peregrine), Ashwell Glasson (Collège de la faune d’Afrique australe), Drew

Bantlin (Parcs africains), Candice Stevens (Fondation Wilderness, Afrique du Sud), Claudia Capitani, Jan Philipp Schägner et Andrew Cottam (CCR), Francois Barnard et Kathleen Fitzgerald (Conservation Capital), Caitlin Kelly (Projet « Planification spatiale pour une conservation par zone en réponse aux changements climatiques »), Ted Schmitt (Vulcan), Lisa Blanken (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), Elsabé van der Westhuizen (Société zoologique de Frankfurt), Stephen Nindi (Commission nationale d’aménagement du territoire de Tanzanie), Arthur Tuda (Service de la faune du Kenya), Jessica Campese, Emmanuel Sulle et Yemeserach Tessema, Beatrice Chataigner (UICN), Des Bowden (Association de conservation et de bien-être de Kuruwitu) et Rupert Quinan (Blue ventures).

Nous remercions l’UICN, le RCMRD, l’UNEP-WCMC, le CCR, la Fondation Peace Parks et Birdlife International pour avoir fourni les données à la base de ce rapport.

Trois évaluateurs externes, Peter Lindsey, Evans Mwangi et Andrew Parker, ont consacré beaucoup de temps et d’efforts à l’analyse du rapport, le rendant beaucoup plus robuste. Enfin, nous remercions les correcteurs Marc Hockings et Fiona Leverington, la relectrice Diwata Hunziker et la graphiste Mary-Anne van der Byl pour leur travail complet et détaillé qui a permis de garantir que la version en anglais de ce rapport soit à la fois précise et visuellement attrayante.

Nous remercions également toutes les personnes et organisations ayant aimablement fourni des photos pour le rapport.

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Glossaire

Terme Signification

Aire de conservation

communautaire Écosystèmes naturels et modifiés, y compris la biodiversité importante, les services écologiques et les valeurs culturelles volontairement conservés par les peuples autochtones et les communautés locales et mobiles grâce à un droit coutumier ou autres moyens efficaces.

Aire protégée La CDB définit une aire protégée comme « une zone géographiquement définie, désignée ou réglementée et gérée pour atteindre des objectifs de conservation spécifiques » (article 2 de la CDB).

L’UICN fournit une définition plus précise : « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par des moyens juridiques et autres moyens efficaces, pour parvenir à la conservation à long terme de la nature et des services écosystémiques et valeurs culturelles qui lui sont associés » (Dudley 2008). La CDB et l’UICN reconnaissent que les deux définitions sont équivalentes dans la pratique, car dans les deux cas, ces sites sont destinées à assurer la conservation in situ.

Aires de conservation Les aires de conservation sont définies comme des sites maintenant l’intégrité écologique et / ou une conservation in situ efficace de la biodiversité.

Aires marines gérées

localement Une zone d’eaux côtières et ses ressources marines et côtières associées, en grande partie ou entièrement gérées à l’échelle locale par les communautés côtières, des groupes de propriétaires fonciers, des organisations partenaires et / ou des représentants collaboratifs du gouvernement résidant ou basés dans la zone même.

Autorité de gouvernance Institution, individu, peuple autochtone ou groupe communautaire ou tout autre organisme reconnu comme dépositaire de l’autorité et de la responsabilité de la prise de décision et de la gestion d’une région.

Ayant-droits Personnes socialement dotées de droits légaux ou coutumiers concernant les terres, l’eau et les ressources naturelles

Base de référence Informations recueillies à propos d’une cible spécifique (p. ex. état d’une ressource, connaissances, population d’une espèce particulière, etc.) aux étapes initiales d’un projet, fournissant ainsi une base pour mesurer des progrès ou une évolution au fil du temps.

Biodiversité La variabilité des organismes vivants de toutes origines, y compris terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie, incluant la diversité intraspécifique, entre les espèces et entre les écosystèmes.

Biome Une grande partie de l’environnement de vie d’une région particulière, caractérisée par sa végétation distinctive et maintenue en grande partie par les conditions climatiques locales.

Catégories d’aires protégées Ensemble de six classes, conçu par l’UICN, dans lequel une aire protégée peut être classée en fonction de ses principaux objectifs de gestion globale. Certaines aires protégées, cependant, sont divisées en zones, chacune pouvant avoir un objectif de gestion différent contribuant à l’objectif principal global.

Communauté Groupe social de toute taille dont les membres résident dans une localité spécifique, partagent un gouvernement et peuvent avoir un patrimoine culturel et historique commun. Il peut également s’agir d’un groupe d’individus interagissant dans leur environnement immédiat, présentant une cohésion et une continuité à travers le temps, et montrant des caractéristiques telles que l’interaction sociale, l’intimité, les engagements moraux, les relations multiples et la réciprocité.

Connectivité (biologique) Mesure dans laquelle la production locale entraîne le recrutement d’autres populations. Pour toute population locale, la connectivité peut être caractérisée par : (1) la proportion de recrutement dans la population locale autosuffisante, (2) les contributions proportionnelles d’autres populations au recrutement dans la population locale, d’une manière spatialement explicite, et (3) la répartition spatiale et la représentation proportionnelle des contributions de la production locale au recrutement externe d’autres populations.

Conservation Maintien ou utilisation durable des ressources de la Terre afin de préserver la diversité des écosystèmes, des espèces et génétique, ainsi que les processus évolutifs et autres qui les façonnent.

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Terme Signification

Conservation de la nature Dans le présent contexte, la nature fait toujours référence à la biodiversité, au niveau génétique, des espèces et des écosystèmes, et fait souvent également référence à la géodiversité, au relief et aux valeurs naturelles plus générales. Dans le contexte des aires protégées, la conservation se réfère au maintien in situ des écosystèmes et des habitats naturels et semi-naturels et de populations viables d’espèces dans leur environnement naturel ainsi que, dans le cas des espèces domestiquées ou cultivées, dans l’environnement où elles ont développé leurs propriétés distinctives.

Corridor Moyen de maintenir une connectivité écologique ou environnementale vitale en maintenant des liens physiques entre les zones centrales.

Développement durable Un développement répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins

Durabilité Dans le cas des aires protégées, état de persistance sur une longue période, avec des valeurs naturelles et culturelles de base intactes mais pas nécessairement inchangées.

Écosystème Complexe dynamique de communautés végétales, animales et micro-organismes, ainsi que leur environnement non vivant, interagissant en tant qu’unité fonctionnelle.

Écotourisme Voyage responsable dans des zones naturelles, qui préserve l’environnement, soutient le bien-être des populations locales et implique une interprétation et l’éducation.

Efficacité de la gestion La façon dont une aire protégée est gérée. Principalement la mesure dans laquelle elle protège ses valeurs et atteint ses buts et objectifs.

Équité Vise l’accès des personnes à l’égalité des chances et au développement des capacités de base.

Cela signifie que les obstacles entravant les opportunités économiques et politiques et l’accès à l’éducation et aux services de base devraient être éliminés, afin que les personnes (femmes et hommes de tous âges, conditions et professions) puissent profiter de ces opportunités et en bénéficier. Cela implique un sens de justice, c’est-à-dire donner à chaque personne ou groupe ce qui lui revient de droit, en reconnaissant les conditions ou caractéristiques spécifiques de chaque personne ou groupe humain (sexe, genre, classe, religion, âge). Il s’agit de la reconnaissance de la diversité, sans aucun motif de discrimination.

Espèce Groupe d’organismes différant des autres groupes d’organismes et capable de se reproduire et de générer une progéniture fertile.

Espèces envahissantes Organisme introduit (plante, animal, champignon ou bactérie) qui entre en concurrence avec les espèces autochtones pour l’espace et les ressources, causant des dommages écologiques et / ou économiques. Toutes les espèces introduites ne sont pas envahissantes et, lorsqu’elle est utilisée de façon plus générale, la définition peut inclure les espèces autochtones colonisant et dégradant fortement un habitat particulier.

Évaluation Jugement des conditions ou de la performance d’un aspect de la gestion par rapport à des critères prédéterminés (généralement un ensemble de normes ou d’objectifs), y compris, dans le cas présent, les objectifs pour lesquels les aires protégées ont été établies.

Évaluation de la gestion Mesure ou estimation d’un aspect de la gestion.

Gestion adaptative Le processus cyclique consistant à tester systématiquement des hypothèses, à générer des leçons d’apprentissage par l’évaluation des résultats de ces tests et à réviser et améliorer continuellement les pratiques de gestion. L’objectif de la gestion adaptative dans un contexte d’aire protégée est d’améliorer l’efficacité et de progresser vers la réalisation de buts et d’objectifs.

Gestion des données L’acte, le processus ou les moyens par lesquels des données sont gérées. Cela peut inclure la compilation, le stockage, la sauvegarde, la saisie, l’organisation, l’extraction, la récupération, la manipulation et la diffusion des données.

Gestionnaire d’aire protégée Professionnel ou autre intervenant travaillant dans une aire protégée. Le terme inclut les administrateurs, les gestionnaires et les planificateurs susceptibles de travailler pour et avec des organisations gouvernementales, non gouvernementales, des groupes communautaires locaux, des propriétaires fonciers privés ou autres entités.

2  https://www.cbd.int/doc/meetings/tk/aheg-lcr-01/official/aheg-lcr-01-02-en.pdf

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Terme Signification

Gouvernance Dans le contexte des aires protégées, la gouvernance a été définie comme les interactions entre les structures, les processus et les traditions qui déterminent comment le pouvoir est exercé, comment les décisions sont prises sur des questions d’intérêt public et comment les citoyens ou autres parties prenantes y participent. Les mécanismes de gouvernance sont exprimés par des cadres juridiques et politiques, des stratégies et des plans de gestion. Ils comprennent les modalités organisationnelles de suivi des politiques, des plans et du rendement. La gouvernance couvre les règles de prise de décision, y compris qui a accès à l’information et participe au processus décisionnel, ainsi que les décisions elles-mêmes.

Habitat Le lieu où le type de site où un organisme ou une population se développe naturellement. (CDB, Article 2).

Parties prenantes Personnes ou organisations possédant des intérêts et des préoccupations directs ou indirects concernant les terres, l’eau et les ressources naturelles, mais ne jouissant pas nécessairement d’un droit légalement ou socialement reconnu sur celles-ci.

Peuples autochtones et

communautés locales Le présent rapport utilise la définition de la Convention sur la diversité biologique des termes

« peuples autochtones » et « communautés locales ».2

Qualité de la gouvernance La façon dont une aire protégée est gouvernée. La mesure dans laquelle celle-ci répond aux principes et critères de « bonne gouvernance » identifiés et choisis par les personnes, les communautés et les gouvernements concernés (et faisant partie de leur sens de la moralité, de leur identité culturelle et de leur fierté) et s’aligne généralement sur les principes adoptés par les organisations et conventions internationales.

Réserve de biosphère Site formant un réseau international d’écosystèmes reconnus par l’UNESCO, qui favorisent la biodiversité, la conservation et l’utilisation durable, ainsi que des approches interdisciplinaires permettant de comprendre et de gérer les changements et interactions entre les systèmes sociaux et écologiques.

Richesse spécifique Nombre d’espèces différentes présentes dans une zone ou une communauté donnée.

Services écosystémiques Avantages que les personnes tirent des écosystèmes. Il s’agit notamment de services d’approvisionnement tels que la nourriture et l’eau, de services de régulation tels que la régulation des inondations, des sécheresses, de la dégradation des terres et des maladies, de services de soutien tels que la formation des sols et le cycle des nutriments, et de services culturels tels que les avantages récréatifs, spirituels, religieux et autres avantages non-matériels.

Sites du Patrimoine mondial Système international d’aires protégées, créé en vertu de la Convention du patrimoine mondial, qui vise à inclure les exemples les plus remarquables du patrimoine naturel et culturel au monde.

Sites Ramsar Système international de zones humides protégées, reconnues comme d’importance mondiale en vertu de la Convention de Ramsar (Ramsar étant le nom de la ville d’Iran où la convention a été adoptée).

Stratégies et plans d’action

nationaux pour la biodiversité Principaux instruments de mise en œuvre de la CDB à l’échelle nationale, les SPANB décrivent l’engagement de chaque Partie contractante à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique, ainsi qu’à l’intégration de cet engagement dans tous les secteurs de l’économie nationale et du cadre décisionnel.

Suivi Recueillir des informations sur des indicateurs à plusieurs reprises au fil du temps, afin d’identifier les tendances dans les conditions de l’aire protégée et les activités et processus de gestion.

Territoires et aires conservés par les peuples autochtones et les communautés (APAC)

Les territoires et aires conservés par les peuples autochtones et les communautés sont des écosystèmes naturels et / ou modifiés abritant des valeurs importantes de biodiversité, des services écologiques et des valeurs culturelles, volontairement conservés par les peuples autochtones et les communautés locales, sédentaires et mobiles, par le biais d’un droit coutumier ou autres moyens efficaces.

Les aires conservées par les peuples autochtones et les communautés locales peuvent être reconnues comme aires protégées ou de conservation, sous réserve de « consentement préalable » ou « consentement préalable, libre et informé » ou « approbation et participation » ou demande, selon les circonstances nationales.

Tourisme Activités de personnes voyageant et séjournant dans des lieux autres que leur environnement habituel au plus pendant une année consécutive, à des fins de loisirs, d’affaires et autres.

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Terme Signification

Tourisme axé sur la nature Formes de tourisme utilisant les ressources naturelles sous une forme sauvage ou non développée.

Le tourisme axé sur la nature est un voyage dans le but de profiter d’aires naturelles non développées ou de la faune et la flore sauvages.

Types de gouvernance Les quatre principaux types de gouvernance des aires protégées sont (i) la gouvernance par un gouvernement, (ii) la gouvernance partagée, (iii) la gouvernance par le secteur privé (y compris les ONG) et (iv) les aires et territoires gouvernés par les peuples autochtones et communautés locales.

Pour chaque type, il est possible que la responsabilité du tourisme ou de tout autre aspect de la gestion soit délégué à une autre autorité dirigeante ou confié à des opérateurs privés.

Utilisation durable Utilisation des composantes de la diversité biologique d’une manière et à un rythme qui n’entraîne pas son déclin à long terme, maintenant ainsi son potentiel pour répondre aux besoins et aux aspirations des générations présentes et futures.

Acronymes

ACT Aire de conservation transfrontalière AMCE Autres mesures de conservation efficaces

par zone

AGG Aire de gestion du gibier AMP Aire marine protégée

APAC Aires de conservation autochtones et communautaires

AZE Alliance pour une extinction zéro

BD-AMCE Base de données mondiale sur les autres mesures efficaces de conservation par zone

BD-EGAP Base de données mondiale sur l’efficacité de la gestion des aires protégées

BDMAP Base de données mondiale des aires protégées BIOFIN Initiative de financement de la biodiversité du PNUD BIOPAMA Programme pour la biodiversité et la gestion des

des aires protégées

CCR Centre commun de recherche de la Commission européenne

CDB Convention sur la diversité biologique

CE Commission européenne

CER Communauté économique régionale CMAP Commission mondiale de l’UICN des aires protégées

COI Commission de l’océan Indien CRR Centre régional de ressources EAC Communauté d’Afrique de l’Est EGAP Évaluation de la gouvernance des aires

protégées et de conservation

EfGAP Efficacité de la gestion des aires protégées EGES Évaluation de la gouvernance et de l’équité à

l’échelle des sites

ESAP Évaluation sociale des aires protégées et de conservation

ESARO Bureau régional pour l’Afrique orientale et australe GEAP Gouvernance et équité des aires protégées IBA Zone importante pour les oiseaux et la biodiversité IGAD Autorité intergouvernementale pour le

développement

IIED Institut international pour l’environnement et le développement

KBA Zone clé pour la biodiversité

OCDE Organisation de coopération et de développement économiques

ODD Objectifs de développement durable OIEG Outil intégré pour l’efficacité de la gestion ONAP Observatoire numérique des aires protégées OSEG Outil de suivi de l’efficacité de la gestion

PADDD Diminution de la catégorisation, de la superficie et déclassement des aires protégées

PIB Produit intérieur brut

PNUD Programme des Nations Unies pour le développement

PTAP Programme de travail sur les aires protégées RAPPAM Évaluation rapide et priorisation de

la gestion des aires protégées

RCMRD Centre régional de cartographie des ressources pour le développement

SADC Communauté de développement de l’Afrique australe

SMART Outil de suivi et de rapport spatiaux SoPACA Rapport sur l’État des aires protégées et de

conservation d’Afrique orientale et australe SPANB Stratégie et plan d’action national pour la biodiversité

SRIR Système régional d’information de référence TWIX Système d’échange d’informations sur le

commerce des espèces sauvages

UICN Union internationale pour la conservation de la nature

UNEP-WCMC Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du Programme des Nations Unies pour l’environnement

UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture

WCMC Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature

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© Marie-Anne van der Byl

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Partie I - Contexte

1 Introduction

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La région de l’Afrique orientale et australe est l’une des zones les plus riches en biodiversité du monde, abritant un certain nombre d’aires protégées et de conservation gérées par un large éventail de parties prenantes, gouvernements, organisations non- gouvernementales (ONG), communautés locales, secteur privé et autres partenariats entre ces différentes entités. La région connaît des niveaux élevés de pauvreté et de chômage et, pour cette raison, les gouvernements ont tendance à se concentrer sur le développement socioéconomique, l’emploi et la réduction de la pauvreté. En particulier, l’accent mis sur le secteur agricole et minier, ainsi que les grands développements infrastructurels, peuvent entraîner des conflits d’utilisation des terres et de faibles investissements et financements dans les aires protégées et de conservation.

Cependant, des écosystèmes sains peuvent réduire la vulnérabilité socioéconomique en favorisant le bien-être, et les connaissances environnementales détenues par les populations autochtones peuvent conduire à la découverte de nouvelles espèces et populations et peuvent améliorer notre compréhension de l’état et des tendances concernant les espèces et les écosystèmes, en particulier ceux contribuant aux moyens de subsistance et au bien- être des populations humaines. L’efficacité des aires protégées est faible dans de nombreuses parties de la région en raison d’une combinaison de facteurs, tels que les changements climatiques, la surexploitation (braconnage de viande de brousse, exploitation forestière, élevage), les conflits civils, l’empiétement des populations locales pour maintenir leurs moyens de subsistance, et l’insuffisance de la conception, du financement et de l’administration des parcs (EC, 2015).

La biodiversité d’eau douce en Afrique est soumise à de fortes pressions, la majorité des espèces menacées se trouvant dans des zones à fort développement et à forte demande en ressources en eau, telles que le sud et l’est de l’Afrique du Sud et les grands lacs d’Afrique de l’Est. Une grande partie de la biodiversité marine et côtière africaine est également menacée. Le large plateau continental situé le long de la côte nord-ouest de l’Afrique, les forêts de mangroves d’Afrique de l’ouest et de l’est, ainsi que les îles adjacentes, fournissent des habitats diversifiés qui abritent des niveaux élevés de biodiversité d’espèces de poissons et d’invertébrés. La biodiversité terrestre est également menacée par l’exploitation minière, le braconnage, le commerce illégal d’espèces sauvages, la perte d’habitats, la végétation exotique et l’augmentation des populations humaines et des conflits relatifs à l’utilisation des terres qui en résultent, entre autres (EC, 2015).

Dans cette perspective, il est important de comprendre l’état des aires protégées et de conservation dans la région, afin de disposer d’une base de référence sur laquelle les progrès vers les objectifs de conservation auxquels les gouvernements se sont engagés pourront être mesurés.

Ce rapport couvre les pays d’Afrique orientale et australe suivants : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Comores, Djibouti, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe (voir la Figure 1.1).

1.1 Objectifs

En tant que première évaluation régionale complète des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe, ce rapport sur l’État des aires protégées et de conservation d’Afrique orientale et australe (SoPACA) vise à :

• fournir un aperçu de l’état des aires protégées et de conservation dans la région de l’Afrique orientale et australe, en incluant une référence particulière à la Gouvernance et à l’équité des aires protégées (GEAP) et à l’Efficacité de la gestion des aires protégées (EfGAP), ainsi qu’aux outils d’évaluation connexes ;

• utiliser les données disponibles pour donner un aperçu des progrès de la région concernant l’Objectif d’Aichi 11 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ainsi que d’autres objectifs mondiaux et régionaux pertinents ;

• analyser et souligner les questions relatives aux aires protégées et de conservation présentant un intérêt particulier pour la région à l’aide d’études de cas ;

• articuler et approfondir la compréhension des réussites et des principaux défis auxquels la région est confrontée en matière d’aires protégées et de conservation ;

• fournir les faits et chiffres requis par les gouvernements pour prendre des décisions éclairées, suivre les progrès et fournir des conseils pour la mise en œuvre de l’Objectif d’Aichi 11 et autres objectifs mondiaux et régionaux ;

• valoriser les systèmes régionaux de gestion des données, y compris le Centre régional de ressources soutenu par BIOPAMA ;

• promouvoir l’apprentissage des enseignements entre les pays et les régions d’Afrique orientale et australe ;

• explorer les questions liées au financement des aires protégées et de conservation, et comment celles-ci affectent la GEAP et l’EfGAP ; et

• fournir des recommandations clés pour les politiques et la pratique.

De nombreuses institutions et personnes sont susceptibles d’utiliser ce rapport, notamment les gouvernements de toute l’Afrique orientale et australe, ainsi que les gouvernements partenaires et donateurs, les organisations et associations communautaires, les Communautés économiques régionales, les entreprises privées, les organisations de soutien, les institutions universitaires et les chercheurs.

Le rapport présente un certain nombre d’utilisations possibles :

• fournir une base de référence permettant de suivre les progrès concernant les objectifs nationaux, régionaux et internationaux ;

• fournir des données pour des décisions mieux informées ;

• mettre en évidence les innovations et voies potentielles vers une gestion durable des aires protégées dans la région ;

• souligner les lacunes dans les connaissances et l’information, ainsi que les besoins et opportunités de recherche ;

• identifier les priorités d’actions plus poussées et futures ;

• influencer les politiques au moyen d’une approche fondée sur le savoir ; et

• fournir des informations détaillées pour de meilleures décisions des donateurs grâce à un résumé des principales priorités régionales.

數據

Figure 1.1 : Carte des pays inclus dans le présent rapport
Tableau 2.2 : Norme de la Liste verte de l’UICN - composantes et critères
Figure 2.1 : Systèmes mondiaux et régionaux de gestion de données pour les aires protégées
Tableau 2.3 : Trois des menaces les plus fréquemment signalées dans le biome Afro-tropical
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參考文獻

相關文件

• label embedding: PLST, CPLST, FaIE, RAk EL, ECC-based [Tai et al., 2012; Chen et al., 2012; Lin et al., 2014; Tsoumakas et al., 2011; Ferng et al., 2013]. • cost-sensitivity: CFT,

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